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Bonjour | 21/08/2008 22:48 | English Make DC Home page | RSS feed

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Pertinentes et édifiantes confidences du député national PPRD/Katanga Richard Muyej sur le discours anniversaire de l’an 1 du président Joseph Kabila présenté comme le visionnaire juste pour l’avenir de la RDC. Le député national Richard Muyej Mangeze Mans, président du comité fédéral du Parti du Peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) pour la province du Katanga, a accordé une édifiante interview au quotidien Le Potentiel pour commenter le message présidentiel du 1er anniversaire de l’investiture du Président élu au suffrage universel Joseph Kabila. Dans les confidences appréciant ce message du Chef de l’Etat, le leader katangais considère avec pertinence que, a-t-il notamment déclaré : « Le président de la République rassure et prouve qu’il a une bonne vision pour l’avenir de la RDC ». Voici ci-après le texte de l’interview en question.

6 décembre 2006 – 6 décembre 2007 : un an déjà depuis l’investiture de Joseph Kabila. Là où l’AMP présente un bilan positif, l’Opposition et une partie de l’opinion parlent par contre d’un bilan mitigé et fort critiqué. Un point de vue objectif de votre part, M. Muyej ?

Il    n’y a pas meilleure ré­ponse que celle donnée par le chef de l’Etat lui-même dans son discours, désor­mais historique : «  Un an c’est à la fois peu et beau­coup... ». Ses explications ont été suffisamment clai­res. Beaucoup, c’est par rapport à son mandat constitutionnel de 5 ans ; un an vient de s’écouler, il n’en reste que quatre : le temps semble courir. Peu, c’est par rapport à l’état de destruction du pays mais aussi la crise de mentalité.

Détruire c’est aisé, notre pays a été détruit en plus de trois décennies pillages systématiques et paupérisation de notre peu­ple. Construire ou recons­truire est une dure épreuve qui exige du temps, des hommes complètement re­nouvelés, des ressources et une certaine organisation. Tout esprit lucide est cons­cient de l’état de désastre dans lequel les Kabila ont trouvé ce pays ; il est donc insensé d’exiger au chef de l’Etat de reconstruire ce pays continent en douze mois.

Il fallait mettre fin à la guerre, réunifier le pays, rétablir l’autorité de l’Etat partout, réconcilier le peu­ple congolais avec lui­-même, organiser les élec­tions, relancer le Congo sur l’échiquier international, crédibiliser le gouverne­ment, s’accorder sur le schéma d’accès au finan­cement, secouer la cons­cience du congolais pour parfaire son profil et l’en­gager dans la lutte pour son propre épanouissement, déterminer le peuple et le mobiliser pour la recons­truction de son pays et la lutte contre la pauvreté. Quel cheminement logi­que! Kabila rassure et prouve qu’il a une bonne vision pour l’avenir de ce pays.

De grands travaux ont été annoncés sans qu’on ait vu grand-chose sur le terrain. Va-­t-on continuer avec des promesses non tenues qui ne s’arrêtent qu’aux effets d’annonce ?

Le temps de la manne est déjà révolu ; il faut tra­vailler et réunir les moyens susceptibles d’aider à réa­liser différents program­mes. L’annonce des grands travaux relève de la trans­parence inhérente à la dé­mocratie moderne. Per­sonne ne peut douter aujourd’hui des efforts re­marquables et des négocia­tions ardues menées avec les institutions financières de la République populaire de Chine et de l’Occident; l’information est régulière donnée et l’aboutissement heureux de toutes ces démarches est certain. Il faut désormais un mini­mum de bonne foi et de patience. Les deux pro­chaines années sont déci­sives.

Pour beaucoup d’obser­vateurs, le dernier re­maniement semble avoir eu un goût d’ina­chevé. Que dites-vous par rapport à cette as­sertion et aux frustra­tions qui auraient surgi au sein de l’AMP ?

L’opinion était informée que le remaniement porte­rait sur la réduction du nom­bre des membres de l’Equipe et sa réorganisa­tion en commissions spé­cialisées ; il ne devrait donc pas y avoir des surprises. L’objectif étant de rendre l’équipe efficace et aisée sa coordination.

Que répondez-vous à ceux qui disent que « le vrai remaniement est celui qui porte sur la lo­comotive, à savoir le premier ministre ». Vo­tre commentaire à ce sujet ?

La réponse précédente devrait rejoindre cette pré­occupation l’organisation en commissions et la responsabilisation de deux ministres d’Etat devrait apporter un nouveau souf­fle à la coordination de l’équipe gouvernementale, laquelle a encore besoin de la sagesse du patriarche Antoine Gizenga.

Après une année au cours de laquelle la po­pulation a attendu les retombées de la part de l’Exécutif national, pen­sez-vous que le discours du chef de l’Etat le 6 décembre 2007, où il a fait l’état de la Nation, va permettre effective­ment au pays de décoller et de prendre un nouveau départ ?

Sauf mauvaise foi, le dernier discours du chef de l’Etat, non seulement il rassure, il est aussi porteur d’espoir, mais il faut y croire. « Il est aussi un de­voir patriotique que d’ac­céder à cette disposition psychologique. C’est cela aussi le début du change­ment des mentalités : pren­dre des distances vis-à-vis du sentiment défaitiste.

Parlons du budget pour l’exercice 2008 dont les prévisions ont été dépo­sées la semaine der­nière par le gouverne­ment devant l’Assem­blée nationale. Ce bud­get vous donne-t-il des raisons d’espérer pen­dant qu’on le qualifie « d’anti-social » on n’est pas du tout « pro pauvre »?

Le débat se poursuit en­core au niveau de la com­mission économico-finan­cière de l’Assemblée na­tionale et devra se poursui­vre en plénière pour son adoption avant de l’en­voyer au Sénat. Vous com­prendrez que ce projet de budget 2008 a encore des étapes à franchir, il est donc malaisé à un député de lui coller un quelconque qualificatif. Ce qui est vrai est qu’on ne peut faire que la politique de ses moyens.

Les provinces, pour une bonne partie d’entre el­les estiment que la Constitution a été une fois de plus violée dans la répartition des dépen­ses dans le budget. Le gouvernement a fait appel au critère de poids démographique et a pris à son compte toutes les recettes pétrolières fou­lant aux pieds le prin­cipe de retenue de 40% à la source des recettes à caractère national. Qu’en dites-vous ?

Le cri des provinces nous est parvenu et de manière sensible, il est pris en compte dans différentes discussions et le moment venu toute la lumière sera faite sur la situation budgé­taire.

Peut-on considérer qu’une nouvelle ère va s’ouvrir pour les entre­prises publiques qui forment le Portefeuille de l’Etat? Les quatre nouvelles lois sur la réforme du Portefeuille de l’Etat vous inspirent-elles confiance pour l’avenir de ces entreprises ?

Toutes ces réformes ont été faites pour renforcer la capacité des entreprises publiques à soutenir l’effort de redressement de notre pays. Et considérant le manque de résultat probant qui a longtemps caractérisé ces entreprises du Porte­feuille de l’Etat, il était im­portant d’adhérer à ce schéma d’ouverture qui leur permette de se res­tructurer et d’accéder aux nouveaux capitaux pour améliorer leurs performan­ces. C’est donc une dé­marche courageuse et né­cessaire.

Qu’attendez-vous alors de prochaines nomina­tions des mandataires publics ?

Je suppose que les diffé­rents tests auxquels les dif­férents mandataires ont été soumis déboucheront sur le choix des profits qui s’adaptent aux nouvelles exigences liées au nouveau modèle de gestion ce qui permettra de marquer la rupture avec l’ancien sys­tème.

Comment l’AMP pré­pare-t-elle les prochai­nes élections municipa­les et locales? En rangs serrés ou dans un climat pas du tout serein après le dernier remaniement du gouvernement ?

Il    n’y a aucune raison de dévoiler les stratégies af­fûtées par la Direction de l’AMP pour s’imposer aux prochaines élections muni­cipales et locales. Dispersion et frus­trations cèdent progressi­vement la place au nou­veau contrat de confiance qui rassemble et qui invite tous les membres de l’AMP à regarder dans la même direction sous l’aura de Joseph Kabila, prési­dent de la République. A l’AMP nous comprenons très bien l’importance de gagner les élections à ce niveau.

Quelles ambitions nour­rissez-vous pour votre avenir politique ?

Je suis bien à l’aise dans ma peau de député natio­nal pour la première légis­lature de la troisième République, mais je dirai oui à tout ce qui me permettra de servir davantage mon pays.

M. Lut. et M.M./Le Potentiel

Last edited: 10/12/2007 16:33:39

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