« Le respect des règles de comportement au combat, les connaître et comprendre leur signification pour les appliquer dans les situations pratiques au point qu’elles deviennent des réflexes ».
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Une cinquantaine d’ officiers et sous-officiers des Forces armées de la Rdc (Fardc) appartenant à l’Etat major Force terrestre (EMFT) ont reçu le 4 décembre dans la salle des réunions de cette force mère située au camp Lieutenant colonel Kokolo, une formation sur le respect des règles de comportement au combat, dans le cadre d’un séminaire organisé à leur intention par le Comité international de la croix-rouge (CICR) Kinshasa/ Rdc.
« Tout militaire, sur le champ de bataille doit respecter des règles de comportement au combat, les connaître et comprendre leur signification pour les appliquer dans les situations pratiques au point qu’elles deviennent des réflexes, a déclaré M. Wolde de la Cicr.
Celui-ci conduisait une délégation qui était composée également de M. Tshibasu qui lui aussi a développé un thème au cours de ce séminaire.
Dans un style simple et clair, M. Wolde a abordé la partie consacrée au CICR, qu’il a défini comme étant une institution humanitaire privée, indépendante et apolitique. Elle a été fondée en 1863 par M.Henry Dunant, a-t-il rappelé. Parlant des objectifs de la Cicr il a dit que celui-ci protège et assiste les victimes du guerre.
Devant un auditoire très attentif, M. Wolde a, comme un enseignant devant ses élèves, expliqué le rôle du CICR à travers le monde. Ce rôle, a-t-il indiqué, est celui de prévenir la souffrance par la promotion du droit international humanitaire (DIH); et d’alléger la souffrance humaine par la protection et l’assistance aux victimes de guerres, précisant par ailleurs que le Cicr agit comme intermédiaire neutre entre les parties au conflit pour toute question à caractère humanitaire.
En dehors de ses deux emblèmes qui sont la Croix et le Croissant rouge, un troisième est adopté dans certains pays d’Amérique qui ne préfèrent ni la Croix ni le Croissant. Les membres du Comité International de la Croix-rouge et du Croissant-rouge et ceux des hôpitaux, en cas de guerre sont les seuls autorisés à utiliser l’emblème du Cicr.
Répondant aux questions des participants, M. Wolde a expliqué que la protection, l’assistance, la prévention et la coopération sont les activités reconnues au Cicr.
Pour sa part, M. Eddy Tshibasu qui a animé la seconde partie de cette séance consacrée au « Droit de la guerre ». Le droit de la guerre, a-t-il dit, trouve son origine dans la Convention de Genève et dans certains traités internationaux. Son but est d’édicter des règles de conduite minimales à respecter par les parties en conflit. Le droit de la guerre, a souligné l’orateur, a pour objet de prévenir, de limiter et d’alléger autant que possible les calamités provoquées par cet événement.
D’où, a-t-il fait remarquer, c’est la raison pour laquelle ce droit est aussi appelé « Droit International Humanitaire » (DIH) ou « Droit des conflits armés ». Parlant de la Typologie des conflits armés, d’une manière très claire, M. Eddy a en outre expliqué que les conflits armés internationaux c’est une guerre qui oppose des Etats et que les conflits armés internationaux internes c’est une guerre entre les groupes armés.Tandis que les conflits internes internationalisés c’est la guerre interne à laquelle interviennent les Etats (ou les armées) étrangers (ères).

Le « Droit international humanitaire » protège les militaires blessés, les malades, les religieux, le personnel du service de santé des forces armées, les civils, les naufragés et les prisonniers de guerre.
De même que M. Eddy Tshibasu a affirmé vise à soulager et prévenir autant que possible les souffrances engendrées par la guerre; concilier les nécessités militaires et les exigences humanitaires, préserver les considérations humanitaires, sont là les objectifs du DIH. Passant en revue les principes de base du DIH, il a fait une nette distinction entre la distinction la proportionnalité et de la limitation.
M. Eddy Tshibasu a terminé son exposé en précisant que le devoir du commandant ou du chef militaire, est celui d’assurer que ses subordonnés connaissent leurs obligations vis-à-vis du droit de la guerre et qu’ils ne commettent aucune violation.
De la théorie au visionnage
Pour lier la théorie à la pratique, un film didactique a été projeté à la grande satisfaction de l’auditoire. Nombreux sont les participants qui se sont déclarés être plus édifiés après ce séminaire.
C’est ainsi que les participants ont été conviés à découvrir le communiqué de presse du 05 décembre 2007 de M. Max Hadorn le Chef de la délégation du Cicr /Rdc, invitant les parties en conflit dans le Nord-Kivu, au respect de la vie humaine et à l’intégrité des personnes civiles, aux blessés et aux personnes capturées dans le cadre de ces conflits.
Dans ce communiqué, M. Max exprime sa préoccupation de protéger les personnes qui ne participent pas ou ne participent plus à ces hostilités. C’est le cas des femmes qui doivent être spécialement protégées contre toute atteinte à leur intégrité et à leur honneur, Notamment contre les viols et des enfants qui doivent eux aussi être respectés et faire surtout objet d’une protection particulière.
Signalons toutefois, que les activités du CICR sont financées par des contributions volontaires des Etats, des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant- Rouge ainsi que des particuliers.
Lieutenant Joseph Ilunga Kiamalala /Lieutenant Alpha Gbenye Zama Zaki (Correspondants occasionnels) / MMC
Last edited: 10/12/2007 15:40:20