« Les enfants d’abord », ce documentaire : relate spécialement la vie des enfants en rupture familiale vivant dans la rue et appelés « Shégués ».
Le phénomène tant décrié sur l’ensemble du territoire congolais qu’est celui des enfants de rue, communément appelés « shégués », continue et continuera toujours à susciter une attention toute particulière de plus d’un observateur.
Surtout que celui-ci est loin d’être réintégré dans la société des citoyens dignes de ce nom. C’est la raison pour laquelle il vient d’être réalisé à Kinshasa un documentaire décrivant ce phénomène social trop ciblé en République démocratique du Congo.
Intitulé « Les enfants d’abord », ce documentaire qui est l’œuvre de la réalisatrice Carine-Esther Onia, relate spécialement la vie des enfants en rupture familiale vivant dans la rue et appelés « shégués ». « Nous avons voulu comprendre et faire comprendre pourquoi la situation des enfants congolais devient de plus en plus difficile, voire dégradante », a expliqué Carine-Esther, justifiant ainsi le travail abattu.
Cette œuvre cinématographique qui est produit en formats de 30’, 60’ et 90’, décrit généralement la situation déplorable des enfants de rue qui, pour la plupart, sont abandonnés à leur triste sort. Et son contenu renferme des éléments de reportage sur la vie quotidienne des « shégués » dans la société congolaise, émaillé de plusieurs témoignages sur les causes de leur dérapage.
Vu l’ampleur de que va jouer « Les enfants d’abord » dans nos divers milieux sociaux du fait des insuffisances observées dans l’encadrement et l’éducation des enfants en milieu familial, CarineEsther Onia, dans cette réalisation, a tout simplement appelé à la reconnaissance internationale de son étude menée en une année et demie, en y insérant aussi des points de vue de quelques autorités politiques, civiles militaires et pourquoi pas celles ecclésiastiques.
Cependant, l’existence des enfants de rue à l’heure qu’il est se compte en nombre sans cesse croissant à travers la Rdc, traduisant ainsi l’image d’une société où les droits de l’enfant ne sont nullement respectés, a estimé Onia, directrice du « Studio International de production audiovisuelle » (SIPAV) qui a rendu possible la réalisation de ce documentaire.
S’interrogeant sur l’existence d’un Etat de droit, Carine-Esther Onia, ancienne journaliste, veut que la Rdc arrive à remédier à cette situation occasionnée par la pauvreté (80% de la population vit au moins au seuil de 0,20 Usd par jour), le manque d’emploi pour des parents et le sous-paiement de ceux qui travaillent.
Rappelant qu’entre 2005 et 2006, plusieurs dizaines d’enfants de rue furent victimes d’une tuerie barbare allant jusqu’à être brûlés « vifs » par des creuseurs de diamant à Mbuji-Mayi, dans la Kasaï-Oriental.
Cela au vu et au su des autorités provinciales. « Considérés comme des vulnérables, les enfants congolais issus de toutes les couches sociales ont besoin d’une éducation et d’un encadrement décents », a martelé Carine-Esther Onia.
Sincèrement, à travers ce riche documentaire, on découvre le sens de l’amour envers une progéniture que l’on veut couvrir de tous les soins parentaux appropriés.
(Milor)Le Palmarès
Last edited: 04/12/2007 10:57:35