D’une manière générale, les Kinois de tous les coins, se plaignent actuellement de la manière dont ils se déplacent. Les bus et taxi-bus sont devenus très difficiles à attraper et le coût du transport a augmenté pratiquent sur tous les tronçons.

Les habitants de Kinshasa ne savent où donner de la tête ces derniers jours à cause notamment de graves difficultés qu’ils rencontrent dans le domaine du transport. Les faits remontent particulièrement depuis que la Société de Transport Urbain au Congo (Stuc) a réajusté ses prix de billet. Cela a coïncidé aussi avec l’augmentation du prix du carburant et des produits pétroliers. A cela s’ajoute le mauvais état des routes… Le tout compose le cocktail détonnant qui plonge le Kinois dans une situation inextricable : difficultés de trouver les bus, taxation désordonnée des trajets, choix par les transporteurs des clients à prendre à bord de leurs véhicules…
Le matin pour se rendre à son lieu de service, il faut se présenter tôt à l’arrêt du bus car dès 5H30, les clients se disputent déjà les places dans les bus. On tient à profiter de cette heure matinale car après 7H°° il devient très difficile de trouver un moyen de déplacement. Les transporteurs sèchent les arrêts habituels et commencent à trier leurs clients.
Devant la foule de clients, les transporteurs fixent les prix qu’ils veulent, quitte aux clients d’en débattre. Actuellement, pour les courtes distances, les anciens prix ont été augmentés de 50 Francs et de 100 Francs pour les grandes distances.
Les Kinois habitant des quartiers éloignés du centre ville sont obligés de parcourir une bonne distance à pied avant de trouver un moyen de déplacement. Tel est le cas des habitants de Masina qui arrivent parfois jusqu’à Limete pour avoir un bus. Ceux du côté de l’UPN vont parfois jusqu’à Kintambo pour prendre leur bus retour. Le matin, après 7H30, les gens de l’UPN descendent jusqu’à Binza Delvaux pour trouver un bus et ceux de Delvaux même arrivent Kintambo. A tout cela, l’avant comme l’après-midi, il faut aussi ajouter les embouteillages et les bouchons qui rendent encore plus difficiles les déplacements.
La population interpelle l’Hôtel de Ville
Devant cette confusion, les Kinois se demandent si l’autorité urbaine se soucie de ses administrés. Les transporteurs agissent comme dans la jungle. Pour un même trajet en effet, trois transporteurs peuvent appliquer trois tarifs différents, comme l’a déclaré un habitant de Matete : « Nous ne comprenons rien, il nous arrive que les transporteurs nous exigent 200, 250 ou 300 francs à l’aller. Le soir, comme le transport se complique, tous exigent 300 francs ou plus ». Sur d’autres trajets, comme pour aller à l’UPN, tout comme du côté de Mbudi, Kimbwala ou autre, il faut débourser davantage que 300 francs.
Ainsi donc, il importe que l’autorité urbaine puisse réagir devant cette confusion dans le transport afin d’y mettre de l’ordre. D’autre part, l’Hôtel de Ville devra aussi mobiliser les services de la voirie ou d’autres sociétés pour vite arranger les nids de poule et des trous ou même des bourbiers comme celui non loin du croisement des avenues Kabambare - Lwambo Makiadi, si pas carrément refaire les routes.
La population de Kinshasa attend beaucoup de l’Hôtel de Ville car elle endure trop de sacrifices. Il est fort déplorable de constater notamment qu’une personne qui normalement doit avoir 8 heures de sommeil, lui permettant de se refaire, se voit obligée à l’heure actuelle, de ne dormir que pendant 5 heures. Ceci comme on le voit peut largement influer sur sa santé ainsi que sur son rendement au travail.
Corneille Kinsala/MMC
Last edited: 06/12/2007 14:42:17