« Joseph Kabila s’adresse ce jeudi à la nation », annonce dans son titre leader LE PALMARES.

Le confrère rapporte que le chef de l’Etat se rendra jeudi 6 décembre prochain au parlement à l’occasion du premier anniversaire de son quinquennat à la magistrature suprême pour présenter l’état de la nation aux députés et sénateurs.

La question de l’insécurité à l’Est de la Rdc, le social, pour ne citer que ces aspects de la vie nationale, occuperont une place de choix dans l’intervention de Joseph Kabila.

 La même information occupe une place de choix dans la manchette du journal LE POTENTIEL qui titre : « Joseph Kabila fait l’état de la nation ».

 Le quotidien de l’avenue Bas-Congo cite l’article 77 de la Constitution qui stipule : "Le Président de la République adresse des messages à la Nation. Il communique avec les chambres du Parlement par des messages qu’il lit ou fait lire et qui ne donnent lieu à aucun débat. Il prononce, une fois l’an, devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès, un discours sur l’"état de la Nation".

Le chef de l’Etat obéit tout simplement à une disposition constitutionnelle. Mais le choix de cette journée du 6 décembre coïncide également avec la date anniversaire de son investiture en qualité de président de la République. Le 6 décembre, il aura totalisé un an au terme du second tour de l’élection présidentielle du 29 octobre 2006.

La question fondamentale, estime le confrère, est celle de savoir de quoi le président de la République va parler. Quel est l’état exact de la Nation ?

L’AVENIR s’intéresse à quelques dates qu’il juge décisives pour Kabila.

Le 5 décembre 2007, sauf imprévu, le chef de l’Etat est attendu à la quadripartite d’Addis-Abeba où, autour de Condoleeza Rice, il va devoir échanger avec ses homologues burundais, ougandais et rwandais sur la sécurité dans les Grands Lacs.

Le 6 décembre, c’est la célébration de l’An I de son mandat. Il est question d’un discours qu’il adresserait à la Nation devant le Congrès. La situation au Kivu n’incite pas à fêter à Kinshasa.

Le 8 décembre, Joseph Kabila assiste à son premier sommet « Afrique-Europe » de Lisbonne en sa qualité de chef d’Etat congolais certes, mais aussi de président en exercice de la Ceeac.

Le 10 décembre, il sera reçu au Vatican par le Pape Benoît XVI.

Sur ces entrefaites, l’offensive militaire longtemps contenue est vraisemblablement en voie d’être lancée.

 Au sujet de l’insécurité qui prévaut dans la partie est du pays, LE PHARE affiche à la Une : « La pax americana en marche ».

Après Annapolis pour le Proche Orient, voici désormais Addis-Abeba en ce qui concerne les Grands Lacs africains, signale le quotidien de l’avenue Lukusa, qui perçoit dans la rencontre de la capitale éthiopienne une volonté de Washington de vouloir prendre en main la pacification de cette partie du continent en proie à l’insécurité.

Selon  ce journal, trois thèmes soutiennent désormais la démarche américaine : éradication des forces négatives comme menace contre le Rwanda-thème que l’on retrouve dans l’accord de Nairobi-, sécurité pour les Tutsi congolais-motivation même de la lutte du Cndp ainsi récupérée par la première puissance mondiale, enfin apaisement dans l’Est de la Rdc avec l’exil de Laurent Nkunda, le brassage de ses troupes ou le processus DDR pour ceux de ses éléments qui ne désireraient pas intégrer les Fardc.

LE PHARE affirme que le dispositif américain comprendra également la mise en place d’une force d’intervention rapide, formée et commandée par les Américains. Enfin, on notera le renforcement de la présence américaine avec un poste diplomatique permanent à Goma.

Théodore Ngangu/MMC