De l’avis d’un bon nombre d’observateurs, la femme est un être qui devrait éviter l’alcoolisme dans sa vie. Car, entant que mère, elle détruit non seulement son corps mais aussi le bébé qu’elle peut porter en son sein.
La femme congolaise en général et kinoise en particulier n’échappe pas au phénomène d’alcoolisme.
A Kinshasa, dans les 24 communes, on trouve des débits de boisson de tout genre. Dans ces endroits connus sous l’appellation de « nganda ou terrasse » se vendent des boissons de toutes marques.
A l’Est de la RD Congo, précisément dans la province dans l’ex-Kivu, la boisson alcoolique demeure un produit intimement lié à la vie des femmes. Elle à toujours fait partie de différents moments importants de joie. Comme les grandes cérémonies, réception et également pendant les moments de tristesse tels que le deuil.
Dans cette partie de la RD Congo, la boisson alcoolique reste l’un des produits les plus consommés par les femmes.
Suite à la crise économique qui frappe la Rdc, qui de ce fait, a fait baisser le pouvoir d’achat de la population, la plupart des femmes et surtout celles habitant les milieux ruraux, préfèrent consommer l’alcool frelaté communément appelé « lotoko », « lunguila », en lieu et place de la bière moderne préparée par des sociétés brassicoles de la place.
Ces dernières s’adonnent à la consommation de ces alcools dont la fabrication échappe aux conditions hygiéniques, sans pour autant penser aux conséquences désastreuses des récipients dans lesquels elles sont préparées (tonneau, tuyaux...), les femmes en sont éprises à cause de leur faible prix de revient.
Sur le plan sanitaire, l’on conviendra pour dire que le taux excessif de l’alcool dans un corps humain détruit la santé. Le « lotoko » provoque des maladies pulmonaires ainsi que la dépression mentale et la nervosité. Plusieurs études menées par des parapsychologues ont démontré que la plupart des maladies cardiovasculaires sont causées par l’alcool.
Au plan social, l’alcoolisme mène à la misère la plus noire dans les familles, une bonne partie de l’argent donné par le mari pour la provision familiale est engloutie dans l’alcool, d’où les difficultés de nourrir les enfants.
Sur le plan d’éthique, l’alcool mène à la dégradation de l’individu, à la prostitution et il est souvent à la base de divorces de plusieurs couples.
De l’avis d’un bon nombre d’observateurs la femme est un être qui devrait éviter l’alcoolisme dans sa vie. Car, entant que mère, elle détruit non seulement son corps mais aussi le bébé qu’elle peut porter en son sein.
Quelle éducation une femme alcoolique peut-elle donner ou léguer à ses progénitures ? Se demandent les mêmes observateurs. Les organismes ou Ong qui oeuvrent pour l’encadrement de la femme feront mieux d’organiser des séminaires de sensibilisation allant dans le sens de diminuer le taux d’alcoolisme chez la femme.
(Ern.)Chantal Choma/Le Palmarès
Last edited: 30/11/2007 14:55:21