4 décès et 2 cas de folie ont été déjà enregistrés parmi ces policiers abandonnés à leur triste sort, rapporte radiookapi.net.

175 policiers et leurs dépendants attendent depuis un mois un avion pour rentrer au Sud Kivu. Entre temps, ils vivent dans des conditions difficiles à l’aéroport de Gbadolite. 4 décès et 2 cas de folie ont été déjà enregistrés parmi eux, rapporte radiookapi.net
Ces policiers intégrés et leurs dépendants sont regroupés à l’aéroport de Gbadolite. Selon eux, leur mission de sécuriser les élections au Nord-Ubangi ne devrait durer qu’un mois. Mais ils disent avoir déjà totalisé une année. Ils ne reçoivent plus de ration alimentaire depuis huit mois. La solde ne leur permet pas de nouer les deux bouts du mois, affirment-ils. D’après certains témoins sur place à Gbadolite, certains policiers intégrés échangent leurs bien matériels contre la nourriture pour survivre. C’est depuis longtemps qu’ils sollicitent de regagner le Sud-Kivu d’où ils sont venus. Le 30 octobre dernier, ils ont reçu l’ordre de se regrouper à l’aéroport Moanda de Gbadolite, en attendant un avion qui doit les évacuer. Mais depuis lors, l’avion n’arrive pas. A l’aéroport, ils vivent dans une promiscuité indescriptible avec leurs dépendants. Ils manquent de tout. Pas d’eau potable ni à manger. Les malades manquent de soins appropriés.
Contacté, le colonel Jean-Gilbert Bokoso, commandant de la police ville de Gbadolite, indique qu’aux dernières nouvelles, il apprend qu’un avion doit arriver incessamment.
Shabunda : les propriétaires des cargos contre l’embarquement par force des militaires
Dans le territoire de Shabunda, au Sud Kivu, les compagnies aériennes se plaignent de l’embarquement par force des militaires dans les avions Cargo alors qu’une instruction de la RVA (Régie des Voies aériennes) interdit de transporter ensemble passagers et marchandises, selon ces compagnies.
Le dernier incident a eu lieu mardi à l’aérodrome de Shabunda, 20.minutes avant le vol Shabunda Luling-Bukavu. Le représentant de la compagnie Tracep Congo indique qu’un major FARDC a embarqué par force son escorte à bord du cargo avant même le chargement de marchandises. Selon la même source, le pilote ne disposait que le 300 kg d’affrètement. Tenant compte de l’instruction de la RVA, il a refusé d’embarquer les militaires. Le pilote et le major ont alors engagé une discussion. Le pilote aurait même bousculé l’officier, toujours d’après le représentant de la compagnie.
Des témoins indiquent que le militaire a interdit le décollage de l’avion cargo. Il est allé porter plainte au tribunal en chambre foraine à Shabunda pour avoir été brutalisé. A son absence, un officier de renseignements de la 11ème brigade a finalement autorisé le décollage de l’appareil, sans passagers supplémentaires.
Le Palmarès