Godefroy Kamanda lance la première édition du festival du film de l’écrit « Fife » (Ière partie)
Kinshasa, 30/11/2007 / Culture
Le Fife est une randonnée cinématographique et littéraire, créée dans le souci de revitaliser et de valoriser le cinéma et l’écrit, donc les ouvrages et les images. Il est également un cadre de réflexion, d’échanges, de renforcement des capacités.
Le chef de Division urbaine de la Culture et des Arts, Godefroid Kamanda a ouvert lundi, la 1ère édition du festival international du film et de l’écrit (Fife). C’était au Centre Wallonie Bruxelles, en présence de MM. Marc Cohen, Guido Convents, Georges Nzuzi Salambiaku et Mbaki Manzakala, respectivement conseiller à la Délégation française et de la région wallonne de la Belgique à Kinshasa, historien belge et auteur du livre intitulé « Images et Démocratie » (écrit en 487 pages), coordonnateur du Fife et enfin, journaliste congolais et modérateur de la journée.
Le chef de Division urbaine de la Culture a invité les artistes à s’unir, dans le but notamment de faire entendre une seule voix, en faveur de l’avancée du cinéma congolais : la formation en vue du renforcement des capacités, l’acquisition des moyens d’exploitation, la conquête du marché, etc. « Tous ces avantages procèdent aussi d’une politique appropriée que vous pouvez arracher des décideurs, s’ils sentent en vous cette volonté d’aller de l’avant », a-t-il exhorté.
« L’ouvrage de Guido Convents servira de support à ce festival dont le thème est : l’apport du cinéma dans le reconstruction de la RD Congo. La raison en est simple : cette œuvre passe en revue l’histoire du cinéma et de l’audiovisuel au Congo des Belges, de 1896 à 2006. Il analyse les perspectives de la relance du 7ème art dans notre pays », a relevé le coordonnateur.
Il a éclairé la lanterne de l’assistance, en établissant notamment un rapprochement entre le Fife et les critiques congolais du film. « Initiative de l’association congolaise des critiques cinématographiques en sigle (Accc), le Fife est une randonnée cinématographique et littéraire, créée dans le souci de revitaliser et de valoriser le cinéma et l’écrit, donc les ouvrages et les images. Il est également un cadre de réflexion, d’échanges, de renforcement des capacités. Un moment jovial et un espace convivial pour les cinéphiles et les bibliophiles de partager ce qu’ils ont de commun », a-t-il ajouté.
L’auteur a exhorté les artistes congolais à sortir du mutisme, pour promouvoir la richesse qu’est la leur, dans le domaine notamment de la culture. « Mon intérêt a été également de montrer que le Congo n’est pas quelque chose d’abandonné de l’histoire du cinéma mondial. Il y a un mélange en vous qui constitue une richesse. A vous de le ressortir et de le mettre en valeur. Par le cinéma, vous pouvez aussi contribuer à la consolidation de la démocratie (…). J’exprime ma reconnaissance à la Communauté française de Belgique et l’Unesco qui ont appuyé l’intérêt et le processus d’acheminement de ce livre vers le public », a relevé l’auteur.
La journée a été également honorée de la présence de quelques ambassadeurs de l’art congolais à Yambi : Guy Kabeya, Chouna Mangondo, Clarisse Muvuba, respectivement réalisateurs des films intitulés : « Cailloux », « Le marché de la mort », « Les fils de la vie et de la mort ». Et Jean Goubald (musique).
A suivre…
(Yes)
Payne/L’Avenir
Last edited: 30/11/2007 14:09:27