Les enseignants et personnels administratifs des établissements universitaires ainsi que les personnels paramédicaux des hôpitaux publics de la République en grève depuis une semaine, n’entendent pas lâcher prise.

On ne peut vraiment pas dire que le gouvernement Gizenga II a de la peine. En effet, à peine rendu public, il est obligé de faire face à la surchauffe du front social.
D’une part, les enseignants et personnels administratifs des établissements universitaires montent sur leurs grands chevaux. De l’autre, les personnels paramédicaux des hôpitaux publics se mettent, eux aussi à l’air du temps. Grève par-ci, grève par-là, le front social est vraiment en ébullition.
Les enseignants et personnels administratifs des établissements universitaires ainsi que les personnels paramédicaux des hôpitaux publics de la République en grève depuis une semaine, n’entendent pas lâcher prise avant de voir leurs revendications prises en compte dans les réponses du Premier Ministre. Ce dernier a bénéficié de 48 heures pour répondre aux préoccupations des députés lors de la présentation du Budget 2008.
De l’Université pédagogique nationale, UPN, en passant par l’Université de Kinshasa, Unikin, jusqu’à l’Institut supérieur des techniques appliquées, Ista, les auditoires sont restés vides depuis le déclenchement de la grève. Ce mouvement de grève qui paralyse les universités et instituts supérieurs publics de Kinshasa vise à contraindre le Gouvernement à trouver des solutions aux revendications des professeurs et autres administratifs de l’enseignement supérieur.
Pour la dynamique des syndicats de l’Enseignement supérieur et universitaire, les professeurs d’université, le personnel administratif et scientifique se sont mis d’accord pour suspendre toutes leurs activités jusqu’à ce que le Gouvernement améliore leurs conditions sociales et de travail.
Elle exige par ailleurs, l’application d’un barème salarial qui avait été négocié avec le gouvernement en janvier 2006 ainsi qu’un statut particulier ce, en vue d’une meilleure revalorisation de l’enseignement universitaire.
Ce barème prévoit un salaire mensuel équivalant à 2.500 USD pour un professeur ordinaire et à 2.250 USD pour un directeur chef de service. Actuellement, un professeur d’université touche 312.000 Francs congolais. soit près de 600 USD et un directeur chef de service environ 300 USD.
Les personnels paramédicaux aussi en grève
Une grève est également observée depuis six jours dans les hôpitaux et centres médicaux publics de Kinshasa où les personnels paramédicaux ont débrayé pour réclamer une prime de risque, la mécanisation de nouvelles unités et la promulgation d’une loi-cadre sur la santé, selon le Syndicat national des cadres et agents des secteurs de santé (Syncass).
« La reprise du travail dépend de la réponse du gouvernement », a affirmé à l’AFP le secrétaire général adjoint du Syncass, Mutamba Mpoyo. Cette tension sociale vise à obliger le Premier ministre à prendre en compte les préoccupations des grévistes dans le budget 2008
Le Potentiel