L’on sait que le gouver­nement et le Parlement sont deux institutions bien distinctes, mais qui sont appelées à œuvrer en­semble pour la bonne marche des affaires de l’Etat, mieux de la na­tion.

Ceci étant, il faudrait que l’on attribue des « fonctions » exactes audit ministère pour qu’il puisse exercer librement et dans les nor­mes prescrites par la Constitution ses prérogatives, en évitant des accrochages avec les deux Cham­bres du Parlement, à savoir l’Assemblée nationale et le Sénat.

Le ministère des Relations avec le Parlement devra savoir que le Parlement a, en dehors de l’éla­boration des lois (c’est le cas pour l’Assemblée nationale), le droit de contrôle sur les actions gouverne­mentales.

Le gouvernement est, ainsi, sous le contrôle du Parlement. Cette assertion doit visiblement apparaître dans les relations de­vant exister entre les deux institutions de l’Etat de la République démocratique du Congo. En effet, la Troisième République – qui s’ouvre sur un air de changement des mentalités et de démocratisation de la vie publique du pays – est appelée à baliser le futur, les voies susceptibles de développer le pays et de le recentrer à l’en­droit où il doit se trouver.

Dans différents cas, et on l’a connu à travers le monde, le gou­vernement a souvent été en con­tradiction avec le Parlement.

C’est tant mieux. Mais, il fau­drait que cela soit dans le sens de construire, et non de détruire le pays, dans le sens de donner à celui-ci de quoi s’auto-suffire en divers biens : politiques, sociaux et autres. Le ministère des Relations avec le Parlement ne doit pas, surtout pas, servir de bouclier que le gouvernement devra utiliser pour parer à la foudre du Parle­ment. Il ne doit nullement servir de prétexte pour que le gouverne­ment évite certaines exigences de l’Assemblée nationale ou du Sénat. Les parlementaires sont li­bres, et devront garder leur liberté dans l’exercice de leurs fonctions pour qu’ils se mettent en harmo­nie avec le travail que la Constitution leur demande de faire pour le bien de la population.

Les parlementaires sont les représentants du peuple au som­met de l’Etat. Il leur incombe donc de canaliser les aspirations du peuple à travers les « interpella­tions » lancées à l’endroit des membres du gouvernement et de rendre, finalement, compte au souverain primaire. Le ministre Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu, à qui est confié le minis­tère des Relations avec le Parlement, est – au propre comme au figuré – l’homme par lequel doit passer le message Assemblée nationale-Sénat/Gouvernement pour que celui-ci traduise dans les faits les desiderata et des gouvernants et des gouvernés.

Junior Ngongo/Uhuru