La nouvelle équipe gouvernementale sous la direction d’Antoine Gizenga Funji aligne un ministère des Relations avec le Parlement.

L’on sait que le gouvernement et le Parlement sont deux institutions bien distinctes, mais qui sont appelées à œuvrer ensemble pour la bonne marche des affaires de l’Etat, mieux de la nation.
Ceci étant, il faudrait que l’on attribue des « fonctions » exactes audit ministère pour qu’il puisse exercer librement et dans les normes prescrites par la Constitution ses prérogatives, en évitant des accrochages avec les deux Chambres du Parlement, à savoir l’Assemblée nationale et le Sénat.
Le ministère des Relations avec le Parlement devra savoir que le Parlement a, en dehors de l’élaboration des lois (c’est le cas pour l’Assemblée nationale), le droit de contrôle sur les actions gouvernementales.
Le gouvernement est, ainsi, sous le contrôle du Parlement. Cette assertion doit visiblement apparaître dans les relations devant exister entre les deux institutions de l’Etat de la République démocratique du Congo. En effet, la Troisième République – qui s’ouvre sur un air de changement des mentalités et de démocratisation de la vie publique du pays – est appelée à baliser le futur, les voies susceptibles de développer le pays et de le recentrer à l’endroit où il doit se trouver.
Dans différents cas, et on l’a connu à travers le monde, le gouvernement a souvent été en contradiction avec le Parlement.
C’est tant mieux. Mais, il faudrait que cela soit dans le sens de construire, et non de détruire le pays, dans le sens de donner à celui-ci de quoi s’auto-suffire en divers biens : politiques, sociaux et autres. Le ministère des Relations avec le Parlement ne doit pas, surtout pas, servir de bouclier que le gouvernement devra utiliser pour parer à la foudre du Parlement. Il ne doit nullement servir de prétexte pour que le gouvernement évite certaines exigences de l’Assemblée nationale ou du Sénat. Les parlementaires sont libres, et devront garder leur liberté dans l’exercice de leurs fonctions pour qu’ils se mettent en harmonie avec le travail que la Constitution leur demande de faire pour le bien de la population.
Les parlementaires sont les représentants du peuple au sommet de l’Etat. Il leur incombe donc de canaliser les aspirations du peuple à travers les « interpellations » lancées à l’endroit des membres du gouvernement et de rendre, finalement, compte au souverain primaire. Le ministre Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu, à qui est confié le ministère des Relations avec le Parlement, est – au propre comme au figuré – l’homme par lequel doit passer le message Assemblée nationale-Sénat/Gouvernement pour que celui-ci traduise dans les faits les desiderata et des gouvernants et des gouvernés.
Junior Ngongo/Uhuru