Un fait frappant s’est dégagé de la dernière mise en place effectuée au gouvernement Gizenga II : les chefs de file du Panu et du Pdc ont « récupéré » les postes occupés précédemment par leurs collaborateurs Sylvain-Joël Bifwila et Didace Pembe, anciennement ministre de l’Economie nationale et de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme.

Ce qui est arrivé aux deux ministres sortants ne peut, en aucun cas, servir de prétexte pour dire ou croire qu’ils ont été incompétents ou qu’ils n’ont pas mérité de l’Exécutif.
Que non ! Le changement intervenu au sein du gouvernement Gizenga tient plutôt, et plus, du souci de l’Exécutif d’afficher un nombre réduit d’animateurs tout en recherchant une dynamique nouvelle dans son action afin de répondre aux exigences du processus qui conduit la République démocratique du Congo dans la voie de la reconstruction et, pourquoi pas, de la mondialisation.
Quoique bien des personnes pensent que rien n’a changé au gouvernement – où l’on parle même des gens qui partent et qui reviennent (et qui apparemment n’apportent rien de nouveau) – le gouvernement Gizenga II à la faveur d’être une équipe qui aura compris ce que le souverain primaire – à travers ses représentants au Parlement – attend des membres du gouvernement.
Tous ceux qui viennent d’être retenus doivent se ressaisir, se faire violence en quelque sorte pour qu’ils se mettent à la hauteur des attentes du peuple.
D’une soixantaine de membres, l’Exécutif n’en compte plus qu’une quarantaine. Cette diminution, très sensible certainement, signifie que l’Etat voudrait bien se donner les différentes opportunités qui peuvent ou qui pourront s’ouvrir pour lui dans l’exécution de ses diverses pistes comprises dans son agenda.
Une équipe réduite ferait, sans aucun doute, mieux le travail qu’une équipe costaud qui occasionnerait de la lenteur, si pas du double emploi.
André Philippe Futa et José Endundo Bononge, qui quittent le Sénat et l’Assemblée nationale – et qui se trouvent être des chefs de files des partis politiques – viennent donner une nouvelle impulsion à l’équipe Gizenga. Et rien d’autre, ni de plus.
Uhuru