Ce qui est arrivé aux deux ministres sortants ne peut, en aucun cas, servir de prétexte pour dire ou croire qu’ils ont été incompétents ou qu’ils n’ont pas mérité de l’Exécutif.

Que non ! Le change­ment intervenu au sein du gouvernement Gizenga tient plutôt, et plus, du souci de l’Exécutif d’afficher un nom­bre réduit d’animateurs tout en recherchant une dynami­que nouvelle dans son ac­tion afin de répondre aux exigences du processus qui conduit la République dé­mocratique du Congo dans la voie de la reconstruction et, pourquoi pas, de la mon­dialisation.

Quoique bien des per­sonnes pensent que rien n’a changé au gouvernement – où l’on parle même des gens qui partent et qui reviennent (et qui apparemment n’apportent rien de nouveau) – le gouvernement Gizenga II à la faveur d’être une équipe qui aura compris ce que le souverain primaire – à tra­vers ses représentants au Parlement – attend des membres du gouvernement.

Tous ceux qui viennent d’être retenus doivent se ressaisir, se faire violence en quelque sorte pour qu’ils se mettent à la hauteur des at­tentes du peuple.

D’une soixantaine de membres, l’Exécutif n’en compte plus qu’une quarantaine. Cette diminution, très sensible certainement, signi­fie que l’Etat voudrait bien se donner les différentes op­portunités qui peuvent ou qui pourront s’ouvrir pour lui dans l’exécution de ses diverses pistes comprises dans son agenda.

Une équipe réduite fe­rait, sans aucun doute, mieux le travail qu’une équipe costaud qui occa­sionnerait de la lenteur, si pas du double emploi.

André Philippe Futa et José Endundo Bononge, qui quittent le Sénat et l’Assem­blée nationale – et qui se trouvent être des chefs de files des partis politiques – viennent donner une nou­velle impulsion à l’équipe Gizenga. Et rien d’autre, ni de plus.

Uhuru