C’est pendant cette période des fêtes de fin d’année que l’on observe une certaine fébrilité sur le marché des biens de consommation. Déjà, l’on note une certaine augmentation des prix des vivres, généralement importés comme les surgelés, le lait et le riz.
La bonne année, c’est bientôt. Et la fin d’année est généralement une période marquée par la hausse des denrées alimentaires, parfois sur base de simples spéculations. La hausse des prix, de carburant à la pompe a donné libre cours à des spéculations de tous genres. Sur le marché des biens de consommation, on redoute partout une probable hausse généralisée des prix des produits de première nécessité, particulièrement les vivres importés.
A Mbuji-Mayi, par exemple, le maïs qui est l’aliment de base de la population, vient à manquer sur le marché. Selon un distributeur, l’on espère vivement l’arrivée d’un gros lot de sacs de maïs de Lubumbashi pour décanter la situation. Or, malheureusement, dans cette ville, regrette-t-il, être identifié comme Kasaïen devient à nouveau un crime susceptible de passer à la potence. « L’envolée du dollar, la rareté des liquidités et surtout la confusion qui règne dans l’approvisionnement en carburant sont venues se greffer sur le péril Kyungu et ne sont guère de nature à rassurer le marché », craint-il.
Dans la Capitale, c’est pendant cette période des fêtes de fin d’année que l’on observe une certaine fébrilité sur le marché des biens de consommation. Déjà, l’on note une certaine augmentation des prix des vivres, généralement importés comme les surgelés, le lait et le riz. Un sac de riz de 25 Kg est passé, en l’espace de quelques mois, de 14 à 24 dollars, voire 28 dollars.
Riz japonais. Pourtant, le ministre du Plan, Olivier Kamitatu Etsu, a annoncé que le gouvernement a mis sur le marché plus de 5.200 tonnes de riz, contenu dans des sacs de 30 Kg, estampillés de l’emblème japonais. Ce sac de riz porte également la mention « don du peuple japonais ». Selon une circulaire du ministre du Plan, le prix officiel de ce riz est de 18 dollars ou l’équivalent en franc congolais au taux du jour.
Seulement voilà, sur le marché local, ce riz « Merci Japon » est introuvable. Vendeurs et marchands au Grand Marché de Kinshasa s’en étonnent d’ailleurs. « Un riz nouveau venu du Japon vendu à moins cher? Non! », confie cette vendeuse. « Peut-être au Katanga », se reprend-t-elle. S’il est une nouveauté sur le marché du riz à Kinshasa, c’est plutôt à présence d’un produit du genre, mais qui après l’avoir préparé est d’un goût qui rappelle la senteur d’une rizière.
L’on se demande même d’où ça vient. Les membres du cabinet Gizenga ont brillé, ce dernier temps, par des faits d’annonce, comme pour amadouer une opinion publique qui a de plus en plus soif d’une nouvelle équipe dirigeante plutôt efficace. L’on se rappelle le rabais du prix du ciment à 10 dollars le sac de 50 Kg décidé par le ministre de l’Economie, Joel Sylvain Bafwila.
(Th)Pold Kalombo/Le Soft
Last edited: 28/11/2007 14:19:55