Le Premier ministre Antoine Gizenga entouré de la nouvelle équipe de son gouvernement a présenté mardi à l’Assemblée nationale un budget de l’Etat pour l’exercice 2008 arrêté à 3,3 milliards de dollars.

Le Premier ministre, Antoine Gizenga Fundji, a présenté mardi à l’Assemblée nationale, le projet du budget de l’Etat pour l’exercice 2008, arrêté en recettes et en dépenses à 1.669 milliards de FC, soit 3,3 milliards USD. Ce budget connaît un accroissement de 22% par rapport à l’exercice 2007 dont le budget était arrêté à 2,7 milliards USD (1.370 milliards de FC).
Faisant l’économie générale de ce budget 2008, M. Gizenga a indiqué que celui-ci a été élaboré dans la vision du renforcement de l’action amorcée en 2007 pour mettre en œuvre le programme du gouvernement adopté par l’Assemblée nationale ». Il a fait l’objet des discussions avec le FMI et jette, pour la première fois, les bases des principes de décentralisation.
Les recettes propres du gouvernement sont de l’ordre de 969 milliards de FC, soit 58% des recettes totales alors que les recettes extérieures, y compris les ressources PPTE (Pays pauvres très endettés) s’élèvent à 594 milliards de FC, soit 36% et les recettes des provinces à 107 milliards de FC, soit 6%, a précisé le Premier ministre.
Les dépenses du budget 2008, estimées à 1.669 milliards de FC, sont réparties dans la dette publique, les frais financiers, les rémunérations, les dépenses de fonctionnement, les subventions et transferts, les dépenses d’investissements, les dépenses exceptionnelles et les charges des provinces.
L’enveloppe globale des rémunérations est passée de 338 milliards de FC en 2007 à 450 milliards de FC en 2008, soit une augmentation de 112 milliards de FC. L’enveloppe des recettes propres des rémunérations connaît une hausse de 47% contre 43% en 2007. Les dépenses de fonctionnement sont estimées à 161 milliards de FC contre 162 milliards en 2007, les crédits des transferts et subventions sont passés de 141 milliards de FC en 2007 à 339 milliards en 2008.
Les députés ont aussitôt engagé le débat général qui se poursuivra mercredi. Dans la première phase de ce débat, les préoccupations des élus du peuple se sont notamment focalisées sur le manque de rapports trimestriels du budget 2007, le non financement des actions prévues en 2007, la faiblesse des ressources extérieures et le niveau très bas des fonds rétrocédées aux provinces.
Les députés ont aussi relevé le faible taux du budget d’investissement, la quotité des ressources attendues de la Chine, le déficit de la Banque centrale du Congo (BCC), les négociations sociales engagées avec les syndicats, le chronogramme des réformes, le faible taux de desserte en eau et électricité, les recettes pétrolières, notamment les accords passés avec l’Angola, la gratuité de l’enseignement et bien d’autres préoccupations.
Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, qui a présidé la séance, a remercié le Premier ministre d’avoir tout fait pour déposer ce budget dont les discussions se poursuivront ce mercredi et à l’issue desquelles le Premier ministre répondra aux préoccupations des députés.
Vital Kamerhe promet un vote rapide du budget 2008
Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a promis l’examen et le vote dans les meilleurs délais du budget 2008, présenté mercredi à la chambre basse du Parlement congolais par le Premier ministre, Antoine Gizenga Fundji.
Relevant les contraintes liées aux négociations avec le FMI, qui ont retardé le dépôt de ce budget, il a néanmoins relevé la volonté du gouvernement de présenter cette loi financière dans les délais. « L’Assemblée nationale va traiter ce budget dans les meilleurs délais et croit qu’il sera axé sur la rémunération, le fonctionnement et l’investissement », a-t-il déclaré, invitant le gouvernement à lancer des signaux forts d’amélioration des conditions de vie du peuple et la concrétisation des 5 (cinq) chantiers édictés par le Chef de l’Etat.
Par ailleurs, M. Kamerhe s’est félicité de la création, dans la nouvelle équipe gouvernementale, de deux commissions et du ministère chargé des relations avec le Parlement, espérant que celui-ci s’emploiera à harmoniser les vues entre l’Exécutif et le législatif, en apportant plus de lumière en matière de contrôle, prérogative constitutionnelle du Parlement.
ACP
Last edited: 29/11/2007 08:18:13