Situé au croisement des avenues Isangi et Libération (l’ex-avenue du 24 novembre) dans la commune de Lingwala (en face de la cathédrale Notre-Dame du Congo, cet espace est un ensemble de deux pièces de près de 50m2.
Les ateliers Ngang’art ont finalement ouvert leur galerie d’art au public au début de ce mois de novembre. La cérémonie modeste mais riche en enseignement, au regard de la vision des initiateurs de ce lieu d’expansion de l’art et de la culture congolais, s’est déroulé en présence du directeur du Centre culturel français(Halle de la Gombe), Jean-Marie Haie, et de plusieurs invités.
Pour l’assistant Bombolo, ce lieu de rencontre de dialogue et d’expansion de l’art congolais répond au souci de l’initiateur de donner au public un endroit adéquat pour parler de l’art. Il s’agit aussi de donner au public l’opportunité de se réapproprier l’art et la culture, et étaler, en pleine cité, la riche thématique des artistes congolais.
Jean-Marie Haïe coupe le ruban symbolique de ce nouveau havre de l’art et de la culture. Situé au croisement des avenues Isangi et Libération (l’ex-avenue du 24 novembre) dans la commune de Lingwala (en face de la cathédrale Notre-Dame du Congo, cet espace est un ensemble de deux pièces de près de 50m2. La grande salle, la galerie qui happe la vue des visiteurs constitue tout l’avant plan de l’espace. On remarque d’emblée des toiles accrochées au mur de part et d’autre. En plein milieu de la salle, des sculptures en bois et une maquette d’architecture de la place de renaissance de la nation congolaise. L’atelier où s’amassent les matériaux et les matériels de travail des artistes est situé au fond.
Avec une thématique qui tire sa substance dans le quotidien du Congolais, Nganga étale la maîtrise du pinçon et le mélange savamment dose des couleurs pour ressortir les vibrations, les émotions et les impulsions qui sont les siennes lorsqu’il fait parler son génie créateur. L’artiste puise son idée dans les canaux académiques et dans son esprit de recherche avec la technique d’aspersion.
« Je ne suis pas du courant de librisme, mais cela ne m’empêche pas de créer mon identité en laissant libre-cours à mon imagination », dit-il. Nganga compte près d’une centaine de tableaux en son actif dans sa carrière professionnelle, parmi lesquels « Emotion », « Chèque en blanc », « La détresse », « Danse traditionnelle », « Emancipation », « Mouvement grégaire », « Le désir », « Danse coutumière », « Le départ », etc.
Martin Enyimo/Le Potentiel
Last edited: 26/11/2007 16:20:35