Elle est belle. Trop belle même. Elle a aussi une belle voix qu’elle a consacrée pour le Seigneur pour qui elle chante. Cette ancienne de l’Archidiocèse de Kinshasa, notamment de la paroisse Saint Michel dans la commune Bandalungwa a déjà sur le marché du disque deux albums qui n’ont pas du tout déçu les mélomanes qui sont touchés, raffermis par ses messages. Elle en prépare un autre. Comme elle aime le dire, « je préfère des surprises ». Elle l’a une fois de plus prouvé avec cette interview. En effet, c’est seulement ce lundi dans la matinée qu’on lui a fait parvenir à Paris en France le questionnaire. A partir de cette ville où elle réside et exerce les fonctions de secrétaire dans une école, elle n’a pas tardé à nous faire parvenir déjà en fin de matinée ses réponses, contrairement à certains de ses collègues qui nous font attendre pendant trois semaines ou même un mois et plus.

Un motif qui nous a poussé à placer ce même jour sur notre site cette interview même si lorsque ses réponses nous sont parvenues,  nous avons déjà fini de programmer notre édition de ce jour. Bravo Lola Leonardo.

Bien que ses œuvres, particulièrement à cause de son chant « Ba mama bo lamuka » ont pu convaincre les mélomanes congolais (et même d’ailleurs, on l’espère puisque elle a réussi à écouler un très grand nombre de supports de ses albums) elle n’est pas connue à Kinshasa où les mélomanes la réclament ou mieux la « pleurent » parce qu’ils ne l’ont jamais vu se produire en live. C’est pourquoi Digitalcongo l’a contacté afin qu’elle s’explique.  Dans cette interview, Lola Leonardo parle de sa carrière, de ses albums et naturellement évoque les raisons qui pour le moment l’empêchent de venir se produire à Kinshasa.

Multi Média Congo : Lola Leonardo, bonjour

Lola Leonardo : Bonjour
 
Comment préférez vous qu’on vous appelle Mme, Mlle, Ma sœur, sœur ou Lola Leonardo

C'est mieux Lola Leonardo.

Lola Leonardo, vous êtes mariée ? Si oui à qui, combien d’enfants avez-vous ? Voulez-vous donner leur nombre et citer leurs noms ?
 
J'appelle ça intimité, seulement c'est une question qui revient toujours ; gardons ça pour une autre occasion.
 
Parlez un peu de votre carrière artistique. Quand et où l’avez-vous démarrée.

J’étais chantre depuis mon jeune âge à l'Eglise Catholique, paroisse Saint Michel de Bandalungwa. De mon actif j'ai deux albums dont « Fogo no diabo »   en 2000 et « Esperança minha » en 2004.
 
Dans quel pays vous trouvez-vous actuellement et qu’est-ce que vous y faites ?

Je suis résidente en France, je travaille comme assistante de direction d'une école (secrétaire).

Congolaise, il semble que vous avez aussi des parents en Angola et dans votre précédent album, il y a un de chants que vous chantez en portugais, parfaitement d’ailleurs. Qu’à cela ne tienne vous êtes non seulement belle mais aussi, vous faites de la bonne musique, vos œuvres ont touché des cœurs à Kinshasa mais on ne vous connaît presque pas dans cette ville en particulier, ou en Rdc en général.

Je n'ai aucun parent en Angola, dans « Fogo no diabo », « Sperança minha », même dans le prochain album, les titres sont et seront en portugais, je chante aussi en swahili, la langue maternelle de mon père, en tshiluba, langue maternelle de ma mère et aussi en lunda.
 
Pourquoi ne voulez- vous pas venir à Kinshasa pour faire la  promotion de votre dernier album et voulez-vous nous en rappeler le titre phare et les autres titres ?

Venir de moi- même sans invitation signifie que mon album n'a touché aucun coeur à Kinshasa, son titre phare « Esperança minha", les autres sont : « Rabouni », « Intervention rapide », « Bamama bolamuka », « Bonne nouvelle », « Il est saint », « Nakotatola », « Aksanti buana », « Psaume 37 », « Mawa, Bolingo »...

Qui est le producteur de cet album, combien d’exemplaires de cassettes, Cd, Dvd avez-vous produit et mis sur le marché  et combien avez –vous pu écouler ?
 
Fruit de mon propre label (Lola production), au delà de 30.000 k7, 17.000 cds, pour les dvd, je continue le tournage des clips, car les frais ici sont exorbitants avec l'euro qui est la monnaie en cours.
 
Ma sœur, quelle est votre source d’inspiration, avez –vous un secret qui vous permet d’accrocher le public.

Je suis tout le temps en prière, voilà.
 
Et en ce qui concerne vos clips, au delà du message que vous véhiculez, il y a des personnes qui sont séduits par votre personne, que leur diriez-vous ?

Les clips que vous voyez à la télévision sont pour la promotion à la télé et pas pour le DVD. En ce qui concerne la séduction, c'est la manifestation de la chair, qui n'a aucun pouvoir sur l'esprit.

On a appris que vous êtes entrain de préparer un autre album, voulez-vous nous en révéler le nombre de titres, et si possible donner leurs noms ?

Je garde ça pour notre prochaine interview, car j'aime la surprise.
 
Pourquoi ce titre ?

Pour notre prochaine interview.

Un petit commentaire sur la musique chrétienne congolaise, notamment sur ses dérapages parfois à cause des rythmes et danses pas très loin du Ndombolo, avec de la polémique, l’implication de certains musiciens dans l’affaire Ngulu ...

J'aime pas trop le mot polémique, car moi personnellement je suis pas du genre, soit du milieu. C'est pourquoi vous ne me connaissez pas aussi bien.

Mais revenons un peu à votre promotion à Kinshasa à quand alors votre arrivée probable dans cette ville ?
 
Lorsque je serai en grandes vacances comme les élèves au mois de juillet, août.
Seulement mon arrivée ne dépend pas de moi.

Connaissez-vous Digitalcongo, comment l’avez-vous découvert et pourquoi ne vous servez –vous pas de ce site pour promouvoir vos œuvres.

Personnellement je vous remercie pour votre engagement, un ami de Bruxelles m'a parlé de Digital, ça fait moins de 2 mois que je connais votre site.

Votre dernier mot

Je suis votre soeur qui pense aussi à vous au pays, malheureusement les moyens sont très limités, j'ose croire que Dieu voulant nous nous verrons, et nous chanterons ensemble pour la gloire de notre Dieu. (Lola Léonardo : lola_leonardo@hotmail.com)

Propos recueillis par Boni Tsala (bonitsala@yahoo.fr) / MMC