La population kinoise est confrontée à plusieurs maladies infectieuses dues à l’insalubrité qui règne dans la capitale. Le paludisme constitue la cause principale de morbidité et de mortalité, infantile juvénile en République Démocratique du Congo.
La population kinoise est confrontée à plusieurs maladies infectieuses dues à l’insalubrité qui règne dans la capitale, en dépit des efforts consentis par l’autorité publique pour rendre saine la ville. Cette insalubrité publique a pour corollaire la multiplication des maladies dont l’une des plus meurtrières, à savoir le paludisme. Ce dernier constitue la cause principale de “morbidité et de mortalité” infantile-juvénile en République Démocratique du Congo.
Selon l’OMS, 13 millions de cas sont enregistrés et près d’un million de personnes en meurent chaque année à travers le monde. Ce dur constat doit interpeller les pouvoirs publics, notamment I’autorité urbaine pour allouer des moyens conséquents aux organismes à vocation sanitaire afin de bien mener leurs actions.
La moustiquaire imprégnée : « une des solutions »
Depuis un temps, des messages sont lancés à la population en vue de se protéger contre les piqûres des moustiques grâce aux moustiquaires imprégnées. A travers le PARSS (projet d’appui à la réhabilitation du secteur de la santé), une structure du ministère de la Santé, un contrat a été signé avec le groupe SUMITOMO CORPORATION du Japon pour la fourniture à la République Démocratique du Congo de ces moustiquaires. De ce contrat, il ressort qu’un premier lot de 2.990.000 moustiquaires seront fournies.
Mais, quand on considère que plus d’un kinois porte en lui les germes de cette pandémie, ces moustiquaires imprégnées apparaissent déjà insuffisantes voire inefficaces pour éradiquer ce parasite qui tue plus que le VIH/sida. Face à cette réalité, que faut-il attendre des kinois et kinoises et de l’autorité urbaine pour essayer, tant soit peu, de combattre le mal à la racine? Par le nombre croissant de décès enregistrés, l’apport des moustiquaires imprégnées s’avère être une solution à laquelle il faudra nécessairement joindre l’assainissement de l’environnement. C’est à force de s’imprégner des pratiques élémentaires d’hygiène que la solution pourrait être envisagée par chacun.
L’union fait la force
En ce qui concerne l’autorité urbaine, il lui est rappelé d’user de tous ses moyens pour rendre l’environnement de ses administrés sain. Cela ne peut aboutir qu’à une planification concertée avec les différents services de la place qui ont comme mission l’assainissement urbain dans son intégralité. Face à ce défi majeur, l’utilisation des véhicules appelés communément “EPOMPA” où un avion volant à basse altitude pulvérisant des produits anti-septiques est souhaitable.
Il y a quelques décennies, cette pratique était une nécessité pour la lutte contre les épidémies et autres maladies infectieuses. Rappelons que la santé n’a pas de prix et ,devant cette urgence, kinois et autorités urbaines sont condamnés à unir leurs forces en vue de mener cette lutte avec efficacité.
L'Etoile de la Nation
Last edited: 24/11/2007 12:25:28