Et c’est là que commence le problème. Car en postulant à un poste ministériel, tout candidat savait que le Congo a de très sérieux problèmes dans chaque secteur de la vie nationale, surtout au plan économique.

Et qu’il s’imposait à lui d’abord de l’ingéniosité, de la créativité. Après tout, la majoration des prix des produits pétroliers à laquelle le ministre a récemment procédé n’est pas la première.
Depuis 47 ans, le Congo enregistre continuellement ce type de majoration avec les mêmes incidences sur les autres produits de consommation courante.
Ce qui revient à dire que tout ministre compétent est celui qui sort des sentiers battus, qui innove dans l’approche des problèmes inhérents.
Dès lors, la solution n’est ni dans les jérémiades, ni 5 dans la déresponsabilisation comme le fait le ministre préoccupé de justifier ses contre-performances.
C’est plutôt de faire justement montre de créativité en préconisant des solutions nouvelles, à même d’alléger le poids des augmentations.
C’est, du reste, de la capacité de manager des petites choses que dépend celle d’en gérer les grandes.
Il se fait qu’en ce qui le concerne, le ministre de l’Economie Sylvin Joél Bifwila a déjà étalé ses limites avec la crise du ciment qui est un produit de consommation courante certes, mais un produit qui n’intéresse que ceux qui sont dans la construction et qui, en définitive, ne se comptent pas par millions.
Nécessité d’une expertise avérée
Tout récemment, la presse a demandé au Premier ministre Antoine Gizenga de se pencher sur dossier des Autorisations d’importation du ciment il ressort, selon les informations parvenues à plusieurs rédactions, que le cabinet serait en train de se taper 1 dollar américain sur chaque tonne de ciment importée ».
L’exemple donné à cet effet que pour importation, par exemple, de 500.000 tonnes de ciment, la pratique corruptrice rapporterait au cabinet une rondelette somme de Usd 500.000 !
« L’escroquerie, ici, tient du fait que le prix du sac vendu à Matadi pourrait être le même que celui des cimentiers nationaux sinon légèrement supérieur.
Pour rappel, le ministère de l’Economie a eu à fixer le prix du sac à Usd 10.5, mais sur le marché, le produit se vend entre Usd 18 et 19 ! », a relevé un confrère qui a estimé qui Les mesures Bifwila auraient positives si le prix du ciment importé était de moins de Usd 10.5! Or, la structure du prix faite notamment à partir du ciment égyptien n’incite guère à l’optimisme ». Ceci d’un côté.
De l’autre, il Se poserait le problème de qualité. Selon le même confrère, « il faut absolument que le ciment importé soit Portland, qualité recommandée pour le climat tropical comme le nôtre.
Autrement, c’est le scandale climatologique garanti ». Et de rappeler un incident qui s’était produit à l’époque de Mobutu lorsque les constructions érigées avec un ciment importé Se dégradaient précocement.
En définitive, le ministre de l’Economie n’est visiblement pas à même de maîtriser les paramètres économiques ; ce qui est une calamité pour le pays en cette période où le 6ème « chantier », en l’occurrence la recherche des moyens de financement des 5 Chantiers, nécessite une expertise avérée.
L’Avenir
Last edited: 24/11/2007 13:24:40