Un projet de loi sur la protection et le financement des réseaux routiers est défendu par le ministre des Infrastructures au Sénat qui a requis des éclaircissements sur le programme que le ministère concerné entend mener dans ce secteur.

Le ministre d’Etat en charge des Infrastructures, Pierre Lumbi est revenu à la charge, jeudi 22 novembre 2007, devant les sénateurs. En toile de fond de sa démarche, solliciter l’adoption du projet de Loi portant protection et financement des réseaux routier, lacustre et fluvial. Pour emporter l’assentiment des sénateurs, Pierre Lumbi a dit que l’état actuel de dégradation des infrastructures routières est consécutif à la modicité du budget alloué à ce secteur. Ce faisant, il rejette l’idée de construction sporadique.
Il ne fait l’ombre d’aucun doute que la question des routes préoccupe sérieusement le peuple congolais. Transporteurs, marchands, voyageurs... passagers regard rivé au programme gouvernemental, ne cessent de décrier l’état piteux dans lequel se trouve le réseau routier en République Démocratique du Congo.
Et M. Pierre Lumbi Okongo, ministre d’Etat en charge des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction, n’en est pas moins conscient. Parce que c’est à lui que revient la charge de concevoir le plan de sauvetage. Serein, il est revenu à la charge, hier jeudi 22 novembre 2007, devant l’auguste assemblée des sénateurs pour solliciter l’adoption au projet de Loi portant « Protection et financement des réseaux routier, fluvial et lacustre », en lieu et place du Fonds National d’Entretien Routier, Foner en sigle, qui n’avait pas trouvé l’assentiment des sénateurs en seconde lecture alors qu’il était adopté à l’Assemblée nationale.
Sans devoir aller par le dos de la cuillère, Pierre Lumbi a fait voir aux sénateurs que l’expérience, tant en République Démocratique du Congo que dans d’autres pays africains, montre à suffisance que la cause majeure de la dégradation généralisée des réseaux routier lacustre et fluvial résulte de l’insuffisance et de l’irrégularité chroniques des budgets nationaux qui y sont alloués.
D’où l’empressement qui le tient de voir ledit projet de Loi être adopté parce qu’il présente un caractère urgent du fait qu’il constitue une conditionnalité et un support essentiel dans le cadre de tous les projets routiers qui sont actuellement en cours avec les partenaires classiques qui sont la Banque Africaine de Développement, la Banque Mondiale, l’Union Européenne, le Koweït, la Coopération Technique Belge et la Coopération Britannique (DFID). Si pour le premier texte certains éléments pouvaient faire défaut, celui-ci intègre les caractéristiques techniques, notamment la charge limite et les dimensions des véhicules; l’organisation du péage routier et des barrières de pluies ; les conditions d’utilisation des infrastructures ainsi que les infractions et sanctions qui vont découper de la mauvaise utilisation desdites infrastructures.
Il reste que la séance d’hier n’a pas donné lieu au débat simplement parce que les sénateurs n’ont disposé de texte. Quoi qu’il en soit, il appartient aux sénateurs de prendre la mesure de la situation précaire de l’état des infrastructures routière, lacustre et fluvial afin de donner au ministre d’Etat, Pierre Lumbi de mettre à exécution le plan qu’il a forgé pour alléger la souffrance du peuple congolais.
Ghislain Lubula/La Prospérité
Last edited: 23/11/2007 15:31:02