François Luambo Makiadi dit Franco de Mi-Amor est parvenu à s’identifier comme porte-parole des politiques et de la société. Parce qu’après les éloges, il n’hésitait pas à s’en prendre à ceux qui abusaient de leur pouvoir.

Quand les différentes sécessions et rébellions survinrent dans notre pays, les musiciens ont tout mis en branle à travers leurs chansons pour appeler à l’unité nationale. Nous citerons Tabu Ley Rochereau, Mulamba Joseph « Mujos » qui, dans différents titres, ont milité pour l’édification du pays et le retour à la paix.
Dans « Bato ya Congo » par exemple Mujos clame : « Kotonga mboka, eponi moto te » ; « Bobima zamba, bozonga na mboka », lance Tabu Rochereau aux sécessionnistes.
Puis, prenant la relève, François Luambo Makiadi dit Franco de Mi-Amor est parvenu à s’identifier comme porte-parole des politiques et de la société. Parce qu’après les éloges, il n’hésitait pas à s’en prendre à ceux qui abusaient de leur pouvoir. Luambo a chanté « Bulundwe, gouverneur ya Katanga », « Justin Marie Bomboko », « Commissaire Mwaku » et tant d’autres…
Peu après, c’était l’ère mobutienne. Ici aussi, restant au devant de la scène, Luambo Franco n’a pas hésité un seul instant, à décrire toutes les situations vitales qui se sont présentées à lui. De ce fait, il a beaucoup contribué à faire asseoir la révolution mobutienne en vantant l’acteur et son idéologie à travers des chansons telles que « Toko voter mayi ya pondu », « Belela kombo ya Mobutu, Bandoki basili te », « La vérité de Franco », « 3 Z »…
Tabu Ley Rocherau n’est pas resté en laisse. Emboîtant le pas à Franco, il a lui aussi chanté « La révolution du Guide » et on peut le découvrir dans « Tongo nouveau », « Retroussons les manches »…
A suivre…
(Yes)Kingunza Kikim Afri/L’Avenir
Last edited: 20/11/2007 15:41:48