Des sources proches de la Primature et de la Présidence de la République rapportent que la dernière mouture de Gizenga II serait déjà arrêtée: 2 Vice-ministres, 31 ministres et 12 vice-ministres.

Dix ministres du Gouvernement Gizenga étaient attendus à Paris pour une visite officielle. A la question de Savoir si la perspective d’un remaniement ministériel ne lui donnait pas la trouille, un ministre, non moins influent, a dit se préparer à toute éventualité. « Si nous quittons l’exécutif, nous retournerons à l’Assemblée Nationale d’où nous sommes venus ». Autrement dit, qu’on ait mérité ou pas, on continue à occuper les bureaux des ministres.

Désormais, on en sait un peu plus pourquoi ça bloque pourquoi le remaniement ministère, plusieurs fois annoncé avant que les faits ne le démentissent n’est toujours pas intervenu. La révision de l’article 110 de la Constitution devient alors une condition et un prétexte de plus pour justifier la non venue du nouveau Gouvernement il s’agit de l’article relatif à la fin du mandat de Député National ou du Sénateur.

Lequel stipule que le mandat de Député National ou de Sénateur prend fin par expiration de la législature, décès, démission, empêche    incapacité permanente, absence non justifiée et non autorisée à plus d’un quart des séances d’une session, conclusion prévue par la loi électorale, acceptation d’une fonction incompatible avec le mandat de Député ou de Sénateur.

Les Députés de l’AMP s’attaquent aussi à la disposition qui veut que tout Député ou Sénateur qui quitte délibérément son parti politique durant la législature est réputé renoncer à son mandat parlementaire obtenu dans le cadre dudit parti politique.

La question sur les va-et-vient des Députes est en discussion à l’Assemblée Nationale. C’est aussi le cas de l’article 152 de la Constitution sur la constitution du Conseil Supérieur de la Magistrature. Les Députés de l’AMP tiennent mutatis mutandis à insérer le Président de la République et le ministre de la Justice. Il faut dire que l’initiative de réviser la Constitution donne lieu à un débat très engagé dans le monde des intellectuels congolais.

Mais dans la population, on ne voit aucun citoyen qui défende la Constitution.

Pas d’intérêt. C’est pour dire que la Constitution du 18 février 2006 aura difficile à relier plusieurs générations. Même si cette diversion n’est pas à sa place, l’idée était de démontrer que le remaniement ministériel au sort des individus qui sont au Gouvernement serait irresponsable.

D’abord parce que les lois ne peuvent pas être taillées sur mesure, ensuite parce que toute révision constitutionnelle prendra du temps.

Les choses ne sont pas aussi simplistes que certains ne le pensent. La révision de la Constitution n’est définitive que si le projet, le propos ou la pétition est proposé par référendum.

Toutefois, le projet, la proposition ou la pétition n’est pas soumis au référendum lorsque l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès l’approuvent à la majorité des trois cinquièmes des membres les composant.

A se demander si les actuels ministres qui donnent l’impression d’expédier les affaires courantes, depuis l’interview fleuve du Président au Palais de la Nation le 13 septembre dernier, doivent continuer à faire perdre du temps aux Congolais, laminés par la misère, qui exigent des résultats dans l’immédiat.

(Ern.)

Alfred Mwari/La Prospérité