Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 02/12/2008 22:35 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Pour des raisons sanitaires, il vient d’être décidé de la délocalisation du jardin zoologique de Kinshasa. Celui-ci devra donc quitter la commune de Gombe pour être logé dans celle de la N’sele, plus précisément dans l’enceinte de l’ancien parc présidentiel. Pour des raisons sanitaires, Didace Pembe, ministre de l’Environnement a décidé de délocaliser le Jardin zoologique de Kinshasa.Celui-ci devra donc quitter la commune de la Gombe pour être logé dans celle de la N’Sele, plus précisément dans l’enceinte de l’ancien parc présidentiel Mobutu.  Cette mesure, croit-on savoir, avait été prise pour éviter la contamination car, situé à proximité de l’Hôpital général provincial de référence de Kinshasa, ex-Hôpital général Mama Yemo, les malades de cet Hôpital favorisent la contamination de maladies aux animaux du Zoo-Kin.

Il en est de même des pensionnaires du Jardin zoologique de Kinshasa qui peuvent facilement transmettre certaines épidémies aux malades internés dans cet Hôpital. La deuxième raison évoquée nécessitant la délocalisation de ce Jardin zoologique est le manque d’espace. Ce jardin, construit depuis l’époque coloniale, ne répond plus aux normes requises et aux besoins de la population kinoise.

D’où l’impérieuse nécessité de l’agrandir et de le moderniser. Le parc présidentiel Mobutu de la N’sele est l’endroit indiqué pour réaliser ce rêve. Une    commission ad hoc à pied d’oeuvre. Pour concrétiser son projet qui sans nul doute va marquer d’une pierre blanche son passage à la tête de ce ministère, Didace Pembe a mis sur pied une commission ad hoc constitué d’experts. Celle-ci évalue le coût de cette opération et sa faisabilité.

Selon certaines indiscrétions, la réhabilitation des cages du parc présidentiel de la N’Sele devant abriter les pensionnaires du Jardin zoologique de Kinshasa coûterait un million de dollars américains. Selon notre informateur qui a gardé l’anonymat, ce montant n’inclut par le coût relatif à la réfection de l’enclos et au déplacement des animaux au Zoo-Kin pour le parc présidentiel de la N’Sele.

Notre interlocuteur a poursuivi en soulignant que par les temps qui courent sanctionnés par la rigueur budgétaire en République démocratique du Congo, il serait de bon aloi de garder cette importante somme d’argent pour nourrir les pensionnaires du Jardin zoologique de Kinshasa en lieu et place de chercher à les déplacer. Cet argent pourra également servir à réhabiliter son mur.

Le Congolais dépourvu de la culture de la nature

Toujours selon notre informateur occasionnel de surcroît expert en conservation des espèces animales, le Congolais n’a pas la culture de la nature, mieux la nature l’intéresse peu. Il est plutôt plus préoccupé par son vécu quotidien, mieux sa survie. Cela dit il se justifie, en grande partie le par l’absence du pouvoir d’achat. Très peu de Kinois, a-t-il souligné effectuent le déplacement du Jardin zoologique de Kinshasa ou y envoient leur progéniture.

Le peu de visiteurs du Zoo-Kin sont comptés parmi les expatriés ou les élèves accompagnés de leurs enseignants pour des visites guidées dans le cadre du cours de biologie. Les finalistes de l’université fréquentent également le Jardin zoologique de Kinshasa pour réaliser les travaux de fin d’études. Ce qui explique la modicité  des recettes réalisées par le Jardin biologique de Kinshasa incapable de nourrir comme il se doit ses personnaires.

Notre interlocuteur a conclu en précisant que la décision de délocaliser le Jardin zoologue de Kinshasa pour la commune de la N’Sele  risque d’être un coup fatal à cette institution. Par manque d’argent et d’intérêt, les Kinois  éviteront de se rendre N’sele situé à plus ou moins 45 kilomètres rien que pour aller visiter les animaux. De même, a-t-il poursuivi, les parents interdiront à leurs enfants d’effectuer le déplacement du parc présidentiel de la N’Sele pour éviter les accidents de circulation.

Un projet à long terme

Selon notre expert en conservation des espèces animales, le projet de la réhabilitation du parc de la N’Sele est certes important. Mais dit-il, il doit être réalisé à long terme. Car, selon lui, les autorités de la RDC ont envisagé de créer une seconde ville de Kinshasa au-delà de l’aéroport de N’Djili avec l’apport des étrangers, notamment des Chinois.

Le but visé est de moderniser et décongestionner la métropole congolaise

Dans Ce projet, a-t-il dit, il sera question de détruire les maisons des communes de Kinshasa, Lingwala et Barumbu pour ériger des quartiers, ultramodernes au-delà de l’aéroport de N’Djili. Ces quartiers, a-t-il souligné, recevront les habitants qui seront délogés dans les trois communes ci-évoquées. Ce projet impliquera également la réalisation d’une autoroute, des écoles et des sociétés pour contraindre les « déplacer » à rester sur place, a-t-il conclu.

En ce moment-là, a-t-il dit, le projet de la réhabilitation du parc présidentiel de la N’Sele aura sa raison d’être. Il permettra aux nouveaux occupants de la deuxième ville de Kinshasa ainsi créée de contempler les pensionnaires du parc présidentiel de la N’Sele. Entre-temps, a-t-il conclu, le Jardin zoologique de Kinshasa continuera à exister. De ce fait, la ville de Kinshasa disposera de deux Jardins zoologiques viables.

(Milor)/L’Observateur

Last edited: 19/11/2007 16:40:17

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067