Toutes les communications faites à la matinée politique du Pprd de samedi par les différents intervenants à ce meeting ont convergé vers l’organisation désormais en profondeur des structures et de l’idéologie même du parti.

L’ancien Sg du Pprd, Vital Kamerhe, a présenté brièvement le processus de création du Pprd suivant l’idée de Joseph Kabila. Avant toute idéologie, a dit Vital Kamerhe, la première idéologie qui a présidé à la création du Pprd, c’est l’amour, la discipline, la solidarité, le soutien au chef de l’Etat, la foi et le travail. Pour le moment, le Pprd, a dit le président de l’Assemblée nationale, veut gagner les municipales et les locales afin de préparer la réélection de J.Kabila en 2011.
Pour ce faire, l’action du gouvernement est un gage de succès à ces échéances électorales, a-t-il souligné. En ce qui concerne les organes du Pprd, Vital Kamerhe les a regroupés en organes centraux et organes de base. Au niveau central, il y a le Congrès, le Bureau politique, le Conseil national et le Comité exécutif. Enfin, au niveau de chaque province, il y a un comité et un conseil provincial. Au niveau de la municipalité, on note le conseil municipal et le comité de base.
Dans le deuxième volet de son intervention, il a abordé le sujet sur la nécessité d’un parti politique dans la lutte démocratique. Pour Vital Kamerhe, le parti est l’émanation de la démocratie. Car, il n’y a pas de démocratie sans partis politiques. La démocratie fonde le parti politique ; pendant qu’à son tour, le parti alimente la démocratie. Rêve du peuple, a dit Vital Kamerhe, le parti politique représente la vision des dirigeants. Il ne peut être un cadre de la manipulation de la population, mais un lieu d’encadrement de la masse. Les dirigeants du parti, a souligné Vital Kamerhe, ne doivent pas se laisser mener par l’opinion.
L’esprit de sacrifice dans un parti politique
Ce thème a été abordé par Madeleine Mieze, Sg adjoint du Pprd, les honorables Bosaga, Aubin Minaku, et le ministre Toussaint Tshilombo. Les différents orateurs ont relevé les éléments du comportement des militants qui traduisent l’esprit de sacrifice. Les éléments qui sont revenus dans toutes les communications sont la nécessité pour chaque militant de se dépouiller du vieil homme par un travail de formation permanente, le rejet de la démission et de l’attentisme, le refus du formalisme au profit d’un esprit de discernement, l’abnégation et le renoncement dans un don de soi exemplaire, la flexibilité afin de se laisser modeler par les enseignements du parti, la transparence, le dialogue, l’esprit d’écoute et du pardon, la patience.
Après l’esprit de sacrifice, d’autres orateurs ont tablé sur l’esprit de camaraderie au sein du parti, thème développé par Banyaku Lwape et l’honorable Bongeli. Le prof Banyaku a situé l’origine de la camaraderie au sein du parti politique au 19ème siècle. Des partis politiques d’opposition à la monarchie vivant dans la clandestinité, étaient contraints à la camaraderie. Les membres s’appelaient camarades, ce qui excluait dans leur comportement, toute idée de trahison. L’orateur a fait savoir que lorsqu’on s’appelle camarade, cela ne doit pas être une simple formalité protocolaire.
On doit au contraire ressentir cela du fond du cœur. Profitant de l’occasion, Banyaku a exigé des pincettes lorsqu’il s’agit d’alliances. Car, l’alliance doit tenir compte de cet esprit de camaraderie. Cela veut dire qu’il faut se lier avec ceux qui partagent les mêmes idéaux. Il a dénoncé la tendance soit disant « indépendantiste centriste ». Car, ces gens pourront constituer demain un danger politique certain tant qu’ils ne sont pas dans la camaraderie qui exclut la trahison. Il a conclu en disant que: « alliances, oui, mais on doit soigner la solidarité au sein du parti ».
Quant au professeur Bongeli, il a mis le doigt sur la plaie. La camaraderie, a-t-il souligné, est un choix qui relève de l’acceptation, de l’amitié. Pour conserver le pouvoir, il faut renforcer la camaraderie, a-t-il conseillé. Les occasions comme la matinée politique de la Fikin doivent être multipliées en même temps que les pratiques et supports comme les chants du parti qui permettent de renforcer la solidarité.
Dans un langage franc, Bongeli a fustigé le comportement des membres du parti qui, une fois élevés aux postes de responsabilité, se coupent de la base à laquelle ils ne se sentent plus redevables. Aux cadres de la base, il leur a demandé d’encadrer les militants, mais ils doivent eux-mêmes être formés afin de ne pas être comme des aveugles qui conduisent d’autres aveugles. Bien connaître son parti et son idéologie doit être la préoccupation quotidienne du militant. La cellule, a-t-il souligné, c’est la racine du parti. Son rôle est de rependre l‘idéologie du parti afin de susciter des adhésions.
La social-démocratie, Idéologie du Pprd

Le thème sur l’idéologie du parti a été développé par l’honorable She Okitundu et la ministre Marie-Ange Lukiana. Il n’y a pas de parti politique sérieux sans idéologie. Défini comme un rassemblement des consciences, le parti politique a pour objectif la conquête du pouvoir pour l’exercer et le conserver le plus longtemps possible. Pour exister et jouer son rôle, le parti politique a besoin d’un idéal, d’une organisation et d’un projet de société.
Les membres d’un parti politique sont des personnes qui partagent les mêmes idéaux. En d’autres termes, le parti politique est une communauté idéologique. On peut contester une idéologie, mais on ne peut pas nier l’importance de l’idéologie pour un parti politique. L’idéologie du Pprd, c’est na Social démocratie. Une idéologie qui prend son fondement au Pprd avec la politique de l’économie sociale du marché prônée par Mzée LD Kabila le l7 mai 1997. L’idéal pour un parti politique, c’est le fondement de l’engagement politique, a insisté Mme Lukiana avant d’ajouter que: « Qui n’a pas d’idéologie, est un opportuniste ».
Appelé à prendre la parole à l’occasion, Yerodia Abdoulaye Ndombasi, patriarche du parti et représentant de l’autorité morale du Pprd à cette matinée politique, a estimé que les militants présents dans la salle ont reçu beaucoup d’enseignements. Il fallait leur laisser le temps de les digérer. Il s’interdisait, lui, d’un long discours. La nouvelle direction du parti ayant inauguré une nouvelle façon de faire, le patriarche a estimé que telles occasions se multiplieront. A ces prochaines occasions donc, il parlera, il a terminé en demandant à tous les militants du Pprd de soutenir Evariste Boshab afin que le parti, sous sa direction aille de l’avant et gagne les prochaines échéances électorales.
Dans son discours de clôture, le Sg Boshab a mis l’accent sur la nécessité de la formation permanente des cadres et militants du parti. Car, c’est la formation qui conduit à l’auto prise en charge. Pour lui, le bilan de la matinée est positif. Il a vu des hommes et des femmes rangés derrière l’idéal de combat de Mzée et prêts à suivre son successeur qu’est J.Kabila. Cette matinée fonde l’implantation des cellules afin de permettre au parti de bien gérer les défis qui se présentent à lui.
J.Diana G/L’Avenir
Last edited: 19/11/2007 17:23:36