Blanchard De Plaizir se trouve depuis le lundi 12 novembre à Manchester en Grande Bretagne après une tournée de 2 semaines au Bénin Plaizir. « Il avait été déjà béni avant de venir à Cotonou au Bénin » où il a laissé des traces.

Après une tournée au Bénin, l’artiste musicien congolais Blanchard De Plaisir a regagné depuis le dimanche Manchester (Grande Bretagne) sa ville de résidence sous une pluie (de bénédiction), phénomène également observé à son arrivée dans ce pays qui pourtant est en pleine saison sèche. Un voyage plein d’enseignements, de souvenirs et une occasion pour témoigner de sa compassion ses compatriotes à la prison de Cotonou. Avec eux il a partagé le peu qu’il avait. Une vraie leçon pour certains musiciens qui investissent dans le vestimentaire ou d’autres domaines qui ne profitent pas à la communauté. Grand merci et salutations de Digitalcongo, particulièrement de son chroniqueur de musique Boni Tsala(bonitsala@yahoo.fr) à notre confrère Domar Romuald Logbo, le chargé de communication de l’ Aduke Global Communication (AGcom) qui nous a suivi pour nous le périple de cet artiste.
Cette fois-ci, il aborde les derniers et les jours de Blanchard à Cotonou ainsi que son retour en Europe. Troisième et dernier épisode d’un trounée promotionnelle de son album « Plaisir ya trop », ou d’une tournée touristique et humanitaire.
La dernière semaine du séjour de Blanchard De Plaizir en République du Bénin sera aussi bien marquée par le périple promotionnel de son nouvel opus à travers les chaînes radios et télévisions que par des oeuvres sociales et humanitaires. Une semaine à l’instar des deux premières bien mouvementée, bien chargée avec la clé, la découverte d’autres contrées du Bénin.
Après Abomey la capitale historique et Porto-Novo la capitale administrative du Bénin, Blanchard De Plaizir a mis le cap sur Ouidah par et tout le staff qui l’accompagnait. L’ambassadeur de la musique congolaise consacrera toute sa journée du lundi pour découvrir les richesses culturelles, artistiques et surtout historiques de Ouidah.
Ouidah est par excellence, la ville qui a été la plus touchée par la traite négrière à l’époque de la colonisation. L’artiste a voulu voire de ses propres yeux les vestiges ce commerce inhumain qui a dévalisée l’Afrique de ses bras valides en échange de quelques objets ou biens utiles et rares à l’époque.
Ici aussi il avait avec lui un guide touristique et était accompagné de son staff. Blanchard De Plaizir a, de fond en comble, découvert cette ville très célèbre du Bénin de par la richesse de son histoire. De la forêt sacrée en passant par le temple des pythons, le cimetière des esclaves, la route des esclaves, le village des esclaves, la porte du non-retour, la plage où ces derniers étaient embarqués avant leur expédition pour l’Europe et l’Amérique.
Bref, Blanchard De Plaizir n’a occulté aucun détail lui permettant de mieux s’enquérir des conditions dans lesquelles ses frères africains étaient traités puis déportés vers l’Occident à l’époque où la traite négrière se posait avec acuité.
Au retour de cette visite guidée et ce, dans la même ville, l’homme toujours en campagne promotionnel, rendra une visite de courtoisie et d’amitié au personnel de la radio Kpassè à Ouidah.
Il en profite pour nouer des relations professionnelles avec certains animateurs rencontrés sur place en vue de la promotion de son disque « Plaisir ya trop ». Ceux-ci ont accepté volontiers pour lui renouveler leur indéfectible soutien pour sa promotion de l’homme et de son oeuvre dans cette localité. Il quitte tard la nuit cette ville, plein d’émotion et de souvenirs puisqu’il y a, pour la première fois de sa vie, tenu le python au cou et en mains.
Sur place à Ouidah, Blanchard De Plaizir a rencontré une forte colonie américaine pour des échanges. Laquelle colonie était en pèlerinage au Bénin et spécialement sur Ouidah pour des prières et rituels. Fort de son anglais impeccable et raffiné, il nouera des amitiés avec américains avec qui, très tôt, les relations se raffermissent grâce aux humeurs fort admirables entre les deux.
Collaboration avec les artistes, journalistes et acteurs du showbiz béninois
Mardi 06 novembre 2007: Jour mémorable pour le monde médiatique, artistique et culturel béninois. Le jour tant attendu est arrivé. Blanchard De Plaizir face à la presse béninoise. En présence de certains de ses compatriotes congolais estimés à plus d’une trentaine, et devant un parterre d’artistes béninois, Blanchard De Plaizir se prête aisément aux questions des journalistes béninois.
Nombreux étaient- ils les curieux et acteurs des médias qui ont voulu mieux découvrir l’homme dans toute sa plénitude. Après un bref exposé sur sa personne, son parcours artistique et ses projets à court et à long terme tant en Afrique qu’en Europe, Blanchard De Plaizir avec le sens d’humour qu’on lui connaît a répondu avec satisfaction aux questions du public culturel béninois relatives à ses projets de collaboration avec les artistes, journalistes et acteurs du showbiz béninois.
Au cours de cette même rencontre, des contributions et apports lui permettant de transcender et de loyalement atteindre les objectifs qu’il s’est lui-même assigné. La rencontre qui a eu pour cadre les locaux de AGcom, a pris fin sur une note de gaieté, de prises de contacts , d’adresses, de signatures d’autographes et bien évidemment comme de coutume en Afrique, par un cocktail, offert par l’artiste.
Après deux journées d’intenses activités, il est de bon temps qu’un être humain se repose et récupère avant de poursuivre son parcours promotionnel. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons de sa présence.
Le mercredi 07 novembre 2007 servait alors de récupération à Blanchard De Plaizir qui, dans la soirée du même mercredi a répété sur sa chanson « Plaisir ya trop » avec ses danseuses et danseurs en vue dans le cadre des préparatifs de ses prestations du week-end pour clore en beauté son séjour au Bénin.
Exhortation des prisonniers à la prière
La journée du jeudi 08 novembre 2007 sera exclusivement consacrée à ses oeuvres charitables et humanitaires. Jour de bonheur pour les détenus béninois en général et ceux Congolais en particulier à la prison civile. Blanchard De Plaizir, tel un père Noël et tel un sauveur, s’est pu se rendre compte des conditions de détentions et les ennuis de ses compatriotes, environ une trentaine à la prison civile.
En s’évitant des questions et motifs inhérent à leur détention, Blanchard De Plaizir les a plutôt exhorté à la prière, à la patience puis au courage avant de conclure en ces termes : « La loi sera dite. Ayez confiance en la justice. Ceux d’entre vous qui seront innocentés, seront purement et simplement relâchés et dédommagés. Et comme pour joindre l’utile à l’agréable pour ne pas dire l’acte à la parole, Blanchard De Plaizir remettra au porte-parole des détenus congolais des vivres à savoir des sacs de riz, de lait, du sucre et autres, des médicaments du savon, des habits et une enveloppe financière de deux cent mille francs Cfa (200.000 Cfa) afin de permettre à ceux-ci de répondre tout au moins aux besoins fondamentaux et essentiels de l’homme qui se résument à :se nourrir,se vêtir,se soigner. « Ce geste est ma modique contribution, ajoutera t-il à ses interlocuteurs tout en leur promettant de passer un de ces quatre avec des mais beaucoup plus chargés que cette fois-ci. La soirée de ce même jeudi servira comme la veille à la cohésion, et à l’harmonisation des pas de ses danseurs et danseuses afin de faire une excellente prestation le week-end.
La journée du vendredi 09 novembre 2007 servira tout naturellement à faire du shopping, à acheter des objets d’art, des objets traditionnellement africains, à préparer son départ, à signer des contrats de collaboration avec les artistes béninois obéissant aux critères permettant de bénéficier de son programme social et bien évidemment à répéter avec sa troupe.
Réception à dîner d’une vingtaine de Congolais
La matinée du samedi 10 novembre 2007 légèrement sera relaxe pour l’homme qui l’a consacré à la préparation de son départ avant de se rendre vers 15heures 30 minutes vers le tout nouveau studio de la télévision nationale pour l’émission culturelle grand public : Fiesta où il devait se produire sur scène avec ses danseurs.
C’est d’ailleurs lui qui ouvre le bal des artistes invités avec une prestation inédite, explosive qui a tenu toutes ses promesses compte tenu de sa préparation et de ses multiples répétitions. L’on pouvait remarquer à la fin de sa première prestation la demande insistante du public à exiger de l’animateur un second passage sans condition et sans transition de l’artiste.
Casimir Kocou, l’animateur principal de l’émission accordera un entretien d’une dizaine de minutes à Blanchard De Plaizir aux fins de savoir où il en est pour la promotion de l’album qui selon lui connaîtra indubitablement un succès foudroyant. Une fois l’émission terminée, Blanchard De Plaizir recevra à dîner une vingtaine de ses compatriotes dans un célèbre maquis de la place. Dîner au cours duquel l’homme remerciera les siens pour l’accueil, la fraternité, la sympathie qui a caractérisé son séjour parmi eux avant de leur dire au revoir.
Comme à l’arrivée, le départ de Blanchard De Plaizir a été une fois de plus béni par dame pluie. C’est aux environs de 18 heures, heure locale qu’une forte pluie s’est abattue sur la ville de cotonou. Entre la période de son arrivée le mardi 23 octobre 2007 et celle de son départ le dimanche 11 novembre 2007, le Bénin est en saison sèche. En réalité, logiquement pendant cette période il ne devait pas avoir pluie. La saison pluvieuse a pris fin depuis juillet 2007.
Et pourtant miraculeusement son arrivée comme son départ a été marqué par la pluie. C’est tout un symbole. Il faut dire que Blanchard De Plaizir spirituellement avait été déjà béni avant de venir à Cotonou au Bénin. Quoiqu’on dise, Blanchard De Plaizir a laissé des traces au Bénin. L’homme a séduit le public culturel béninois durant son séjour par son talent, son humilité, sa courtoisie, sa sympathie, et sa sensibilité. Il est reparti dans son Manchester le dimanche 11 novembre 2007 aux environs de minuit, heure locale. Tout le peuple culturel béninois se souviendra toujours de lui et ne souhaite qu’une seule chose : le revoir un jour à Cotonou pour une tournée nationale.
Motivé et galvaudé à bloc par un lendemain culturel africain meilleur,nous ne pouvons lui souhaiter que beaucoup de chances et que son étoile à l’instar de l’équipe de sa terre d’accueil qu’est Manshester United continue de briller de mille feux. (
bazconnection@hotmail.com ;
management@deplaizir.com ou téléphone au 0044 (0) 7891499628).
Boni Tsala/MMC
Last edited: 16/11/2007 17:11:00