Cette réforme de la Régie des voies aériennes entraîne la réduction du nombre de directions de la RVA de neuf à trois, à savoir les directions de la Navigation aérienne, des aéroports et la direction administrative et financière.
La Régie des voies aériennes (RVA), entreprise publique à caractère technique et commercial, deviendra un établissement public chargé de la gestion du trafic aérien en République Démocratique du Congo (RDC), dans le cadre de la réforme globale de l’économie congolaise. Ceci relève de la stratégie de la restructuration de cette entreprise qui repose, selon un document officiel du ministère du Portefeuille, sur la consécration du principe de ‘’ séparation nette ‘’ entre la gestion et la fourniture des services de navigation aérienne d’une part, et d’autre part, la gestion et l’exploitation des aéroports.
Ce changement de mission entraîne, en conséquence, une transformation du statut de la RVA qui passe ainsi d’une entreprise publique à caractère technique et commercial à un établissement public. Selon le ministère du Portefeuille, le diagnostic global de la RVA indique une mauvaise qualité des services d’aide à la navigation aérienne et une couverture insuffisante du territoire national par un matériel adéquat de gestion du trafic aérien. Il a été aussi constaté un délabrement avancé des infrastructures aéroportuaires, la non rentabilité des aéroports, la faible productivité de la main d’œuvre et une situation financière précaire.
La restructuration prévoit, dans ce contexte, le transfert des activités d’exploitation de l’aéroport de N’Djili et d’autres aéroports importants comme ceux de Lubumbashi, Mbuji-Mayi et Tshikapa, aux exploitants privés, de même que la prise en charge totale des investissements à effectuer à l’aéroport de N’Djili par les partenaires privés et le partage entre l’Etat et les privés pour les investissements concernant les aéroports de Lubumbashi, Mbuji-Mayi et Tshikapa. L’exploitation des aéroports à faible niveau sera transférée aux entités décentralisées, selon le plan de restructuration qui prévoit également le transfert progressif des agents affectés à l’exploitation aéroportuaire aux exploitants privés et aux entités décentralisées.
Cette réforme entraîne la réduction du nombre de directions de la RVA de 9 à 3, à savoir les directions de la Navigation aérienne, des aéroports et la direction administrative et financière. Selon les initiateurs de la réforme, l’établissement public RVA bénéficiera de la totalité des recettes générées par le trafic aérien qui représentent 55 % des recettes totales de l’entreprise publique RVA. Il sera possible à l’établissement public RVA de financier un programme de réhabilitation et de renouvellement des équipements de contrôle de la circulation et de la sécurité de la navigation aérienne. La réforme permet aussi la réduction des effectifs non indispensables à la gestion du trafic aérien et de payer des décomptes finals aux agents à déplacer.
Le projet fait l’objet des textes de loi actuellement sous examen à l’Assemblée Nationale, après avoir été défendu, il y a quelques semaines, devant la représentation nationale, par la ministre du Portefeuille, Jeanne Mabunda.
Cette conception de la réforme a suscité diverses réactions notamment celle du personnel de la RVA, hostile à la réforme, tout comme de la part de certains députés qui ont mis en garde contre une privatisation sauvage.
Acp
Last edited: 16/11/2007 15:11:43