Les propriétaires des maisons continuent, jusqu’à ce jour, à percevoir ces frais de garantie locative allant de huit à dix voire de douze à quinze mois, foulant aux pieds la décision du ministre de tutelle. Cela sans être inquiétés, par qui que ce soit.
Les propriétaires des maisons semblent ne pas être au courant de la nouvelle réglementation en matière de bail, fixée il y a quelques mois, par le gouvernement, à travers le ministère de l’Urbanisme et Habitat. Selon cette série de mesures, l’Etat congolais laissait aux propriétaires de maisons la liberté de fixer le taux du loyer, tout en les invitant à ne percevoir les frais de garantie locative que pour trois mois en ce qui concerne les maisons d’habitation, six mois pour des maisons à usage commerciale et douze mois pour les immeubles.
Que constate-t-on, en ce qui concerne l’applicabilité de toutes ces mesures? L’Etat est il incapable de sanctionner les récalcitrants ? A toutes ces questions les réponses tardent à venir.
Les propriétaires des niaisons continuent, jusqu’à ce jour à percevoir ces frais de garantie locative allant de huit à dix, voire de douze à quinze mois, foulant aux pieds la décision du ministère de tutelle. Cela sans être inquiétés, par qui que ce soit.
« Pas plus tard qu’avant-hier j’ai payé trois cents dollars Us de garantie locative, en raison de trente dollars par mois, pour une maison d’une pièce », explique un habitant de la commune de Limete, qui a requis l’anonymat. A noter que la réglementation en vigueur veut que tout propriétaire d’une maison qui désire mettre celle-ci en location, doit préalablement passer par le service de l’Habitat de sa municipalité, afin de co-signer, avec son locataire, un contrat de bail. Lequel sera ensuite contresigné par le responsable de ce service municipal.
Prendre des mesures est une chose. Les appliquer en est une autre. Le grand problème, constate-t-on au Congo démocratique se pose au niveau de leur suivi et de leur applicabilité. Une donne très importante dans la prise de décision. « Ce que je trouve drôle dans ce pays, c’est que chaque fois que l’on prend une mesure, celle-ci ne bénéficie d’aucune autre mesure d’encadrement. Dans le cas de l’arrêté signé par le ministre de l’Urbanisme et Habitat, Laurent Simon Ikenge Lisamnbola, il se pose un problème de diffusion d’information. En principe, le ministère devrait se consacrer à la vulgarisation de l’information, afin d’expliquer aux uns et autres les dispositions pratiques de cet arrêté », a déclaré un étudiant en communication de l’Université de Kinshasa.
Olivier Kaforo (stg)/Le Potentiel
Last edited: 16/11/2007 13:43:58