Le 15 novembre est une date importante pour le royaume de Belgique qui fête le Roi.

C’est une fête légendaire qui existe depuis le 19ème siècle. Elle survient quatre jours après la commémoration de la date de l’Armistice qui marque la fin de la deuxième guerre mondiale.
A cette occasion, il sera organisé ce jeudi sous les coups de 17 heures un « Te Deum » (cantique de remerciement à Dieu) en l’église Ste Anne dans la commune de la Gombe. Comme il est de tradition, la cérémonie religieuse sera rehaussée de la présence de l’Ambassadeur de Belgique en République démocratique du Congo, M. Johann Swinnen, des membres de la colonie belge au Congo et des personnalités tant congolaises qu’expatriées.
La Fête du Roi est toute particulière cette année
Cette année, la Fête du Roi est toute particulière dans la mesure où elle se passe sur fond de crise politique grave en Belgique qui risque d’emporter le Royaume si l’on n’y prend garde.
En effet, depuis que les Belges sont passés aux urnes le 10 juin dernier pour les législatives et les sénatoriales, les négociations entre les libéraux et les socio-chrétiens communément appelées orange-bleu n’ont jamais abouti en vue de la formation d’un gouvernement. Au jour d’aujourd’hui, on en est au 156ème jour du vide gouvernemental.
La crise politique a été aggravée la semaine dernière par la brouille qu’il y a eue au parlement avec l’affaire de Bruxelles–Alvilvor provoquée par les députés flamands qui veulent imposer à ce que les francophones qui vivent dans cette municipalité de ne voter que des listes flamandes. Ce qui a provoqué un tollé général chez les francophones qui s’organisent pour contrecarrer les manœuvres de la communauté néerlandophone.
Le Roi qui est le symbole de l’unité de la Belgique a chargé les présidents de la Chambre des Représentants et du Sénat pour trouver un terrain d’entente entre les deux communautés.
« La Belgique demeure un pays complexe mais doté d’une certaine grandeur »
Recevant à déjeuner la presse hier à sa résidence, l’Ambassadeur de la Belgique, M. Johann Swinnen a indiqué que « la Belgique est un pays complexe mais doté d’une certaine grandeur ». Lors de son discours le 21 juillet dernier, il avait souligné que les négociations pour la formation du gouvernement allaient être difficiles.
« Sa grandeur, a poursuivi le diplomate belge, est le fait que le pays est pris comme modèle sur le plan institutionnel. La preuve est qu’il y a quelques années, elle avait organisé une conférence internationale sur le fédéralisme à laquelle ont assisté des pays qui sortent des conflits et qui cherchent une nouvelle structure institutionnelle ».
D.L./L’Avenir
Last edited: 15/11/2007 15:21:14