Pour Charles Murigande, les Fdlr sont les ex-Interahamwe rebaptisés. « Ce sont des gens qui ont adopté une idéologie génocidaire », déclare-t-il avant d’ajouter : « De toutes les façons, quand la Rdc, quand les Nations Unies qui ont tracé le communiqué conjoint les qualifient de cette manière-là, je ne pense pas qu’ils aient un endroit où ils puissent vivre sans ce qualificatif ».

Les auditeurs de Rfi et de Radio Okapi ont entendu, lundi 12 novembre 2007,Charles Murigande, ministre rwandais des Affaires étrangères, réagir à la signature, en date du samedi 10 novembre dernier, du Plan dit d’élimination de la menace ex-Far/Interahamwe côté Kigali et de la menace Cndp/ Nkunda côté Kinshasa, ce en marge de la réunion ministérielle tenue dans le cadre de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs.
Si sur Radio Okapi il s’est borné à saluer dans ce plan « une nouvelle volonté de la part de la RDC d’en découdre avec les Fdlr », sur Rfi, par contre, il a identifié dans ce mouvement les ex-Far et les Interahamwe.
Ainsi, à la question de savoir si c’est un plus que cette fois dans ce document les Fdlr soient qualifiées de forces génocidaires, Murigande répond : « Ces forces sont les ex-Interahamwe qui se sont rebaptisées Fdlr. Le fait de changer de nom ne change en rien leur nature qui est une nature génocidaire ».
A la question suivante de savoir s’il considère tous les éléments Fdlr comme étant génocidaires, il renchérit : « Ce sont des gens qui ont adopté une idéologie génocidaire ». A celle de savoir si, avec un tel discours, il incite les Fdlr à rentrer au Rwanda, il déclare : « De toutes les façons, quand la RDC, quand les Nations Unies qui ont tracé le communiqué conjoint les qualifient de cette manière-là, je ne pense pas qu’ils aient un endroit où ils puissent vivre sans ce qualificatif ».
Sur la chaîne de la Monuc, il dit : « Nous accueillons avec satisfaction la volonté affichée par le gouvernement de la RDC à se mettre à table pour que le problème des ex-Far/Interahamwe soit complètement résolu. Nous sommes convaincus qu’il y a vraiment une nouvelle volonté de la part de la RDC d’en découdre avec les Fdlr ; au début du mois de septembre, j’étais à Kinshasa. On s’était mis d’accord qu’on allait dynamiser le mécanisme de vérification conjointe. Dans les 48 heures qui ont suivi le Rwanda avait déployé les officiers supposés servir dans ce mécanisme. Au moment où je vous parle, la RDC n’a pas encore déployé ses officiers.
Et je crois que la vérification conjointe est une des mesures qui va permettre à ce qu’on puisse vérifier ces allégations, mais aussi faire en sorte que, quand bien même il y aurait des gens qui seraient tentés de traverser la frontière, quand ils sauront que cette frontière est conjointement gardée. Ils ne vont pas s’y hasarder ».
Omer Nsongo die Lema/L’Avenir
Last edited: 13/11/2007 13:53:29