L’Angola et la République démocratique du Congo entretiennent de bonnes relations depuis toujours dans le domaine militaire et policier. Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Chikez Diemu, est arrivé le mercredi 7 novembre 2007, à Luanda, capitale de l’Angola.

Sa visite se situe dans le cadre des relations de coopération militaire qui existent entre les deux pays frères, rapporte « Angola presse ».
Chikez Diemu et son homologue angolais Kundi Paihama ont abordé des questions ayant trait aux relations bilatérales et au renforcement de la coopération entre l’Angola et la République démocratique du Congo, dans le domaine de la défense.
Les conversations officielles entre les deux délégations ont eu lieu, le même jour, peu après l’arrivée du ministre congolais de la Défense et des Anciens combattants, pour une visite de travail de quelques heures dans la capitale angolaise.
Au cours de leurs entretiens, le ministre Kundi Paihama a affirmé que cette rencontre permettra aux deux parties de passer en revue des problèmes d’intérêt commun. Par la même occasion, il a manifesté l’intérêt du gouvernement angolais de renforcer les liens d’amitié et de coopération existant entre Luanda et Kinshasa.
Le ministre congolais, qui s’est fait accompagner de quatre officiers supérieurs de son cabinet, devait regagner Kinshasa le même jour dans la soirée. Le vice-ministre de la Défense chargé de la politique et de la Défense nationale, Gaspar Rufino, le chef d’état-major général adjoint des Forces armées angolaises (FAA), le général Geraldo Sachipengo Nunda, des officiers généraux et supérieurs de l’état-major général et du ministère de la Défense angolais, ont également participé aux pourparlers.
L’Angola et la République démocratique du Congo entretiennent de bonnes relations depuis toujours, dans le domaine militaire et policier, notamment dans la formation des effectifs de la RDC. A noter aussi que la République d’Angola a aidé la RDC, lors de la guerre d’agression déclenchée en 1998 à l’Est du pays d’une manière générale et en particulier à l’Equateur.
Des liens de sang entre Kinshasa et Luanda
Le peuple angolais commémore, dimanche 11 novembre 2007, le 32ème anniversaire de l’indépendance de son pays acquise au terme d’une lutte héroïque menée contre le colonisateur portugais. Cette date est pour la nation angolaise un jour de souvenir et de recueillement en mémoire des milliers d’Angolais tombés dans la résistance pendant la lutte contre l’occupation, la soumission et l’exploitation imposées durant les 5 siècles de colonisation, et particulièrement pendant les 25 années de guerre de libération.
Les séquelles de cette période sombre et douloureuse sont encore visibles dans la société angolaise, notamment des milliers des mutilés et d’orphelins. La paix retrouvée à partir du 4 février 2002 après la mort de Savimbi qui avait conduit la rébellion dès l’accès du pays à l’indépendance a donné aux Angolais les raisons d’espérer et d’entrevoir l’avenir avec optimisme.
Aujourd’hui, dans son programme de reconstruction nationale, le gouvernement angolais a arrêté des objectifs axés essentiellement sur deux points cardinaux, à savoir : la lutte contre la pauvreté et la promotion de la stabilité sociale.

Parmi les grands défis de reconstruction, le gouvernement angolais a mis l’accent sur un ensemble des projets devant augmenter sa capacité à atteindre deux millions de barils de pétrole par jour à partir de 2008.
Une coopération agissante entre Kinshasa et Luanda
L’Angola et la RDC (République Démocratique du Congo), qui partagent 2.511 km de frontière commune, sont déterminées à rendre utile leur espace commun. En juillet dernier, les deux pays ont signé une série d’accords dans plusieurs domaines le gouvernement angolais s’est aussi associé à l’effort de la Communauté internationale pour être au chevet de la RDC pendant toute la période difficile de l’après-guerre.
Aussi, répondant aux exigences structurelles de la transition, l’Angola a contribué pour 30 millions de dollars américains à la formation de quelques brigades intégrées des FARDC (Forces armées de la République Démocratique du Congo) et d’un bataillon de commandos, soit un effectif de 8.042 militaires, ainsi qu’à la formation de 2.542 éléments de la Police nationale et de la Garde républicaine.
Toutes ces unités ont été équipées de matériels techniques et de leur armement, sans oublier les travaux de réhabilitation des centres d’installation de Kitona, Kibomango et de Mbandaka. La rencontre Kabila-Dos Santos à Luanda, à l’occasion de la tenue de la 8ème session de la grande commission mixte RDC-Angola en juillet 2007, a déjoué toutes les prophéties de malheur qui prédisaient le refroidissement des relations entre Kinshasa et Luanda, à la suite de l’affaire Kahemba et des expulsions des Congolais du territoire angolais.
Au-delà de la dramatisation à laquelle se livraient les « prophètes de malheur habitués à bondir sur certains faits pourtant abordables dans le cadre du dialogue, les deux Chefs d’Etat ont prouvé à la face du monde que conformément à la tradition africaine, il est toujours possible d’éteindre le feu en se mettant sous « l’arbre à palabre ».
Les accords de partenariat signés à Luanda ainsi que la compréhension mutuelle qui s’est dégagée des entretiens entre les deux Chefs d’Etat ont mis en évidence la sagesse africaine, capable de régler par le dialogue tout différend ou l’incompréhension qui peut surgir entre les deux Etats.
Les deux Chefs d’Etat ont pu puiser dans cette sagesse africaine pour surmonter les malentendus en rétablissant la confiance pour consolider davantage la coopération bilatérale qui s’est traduite par la signature de cinq accords dans les secteurs-clé de la vie nationale.
Le Potentiel/Acp
Last edited: 10/11/2007 12:19:37