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Bonjour | 02/12/2008 23:33 | English Make DC Home page | RSS feed

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Quelle n’est pas notre consternation de remarquer que des cris comme « …maman epesa sima, papa abeta tonga » ou « ...banani, bamema kilo, mibali bamema kilo, moke moke atomboli » … sont distillés à longueur des journées sur les antennes de plusieurs radios périphériques. La Commission Nationale de Censure, en tant qu’organe de régulation des œuvres artistiques dans notre pays, semble être emportée par un profond sommeil. Nous l’invitons toutes affaires cessantes, à reprendre ses esprits afin de ne pas pousser le public a lui attribuer la qualité de complice dans la dépravation des mœurs dans noire société. Car après de nombreuses mesures prises peut être à la hâte, pour remettre de l’ordre dans le circuit de la musique congolaise, on a l’impression que rien ne va de ce côte là. Et on se plait à faire voir à l’opinion qu’en chassant le naturel, le naturel revient toujours au galop. Les œuvres qu’on interdit puisque contenant des cris frisant la pornographie, s’écoulent malgré tout sur le marché du disque aussi facilement que de petits pains.

Quelle n’est pas notre consternation de remarquer que des cris comme « …maman epesa sima, papa abeta tonga » ou « ...banani, bamema kilo, mibali bamema kilo, moke moke atomboli, moke moke abongisi » ou encore, « nalobi petite kota na chambre petite akoti na chambre, nalobi petite longola nkadi, petite alongoli nkadi, nasala ye nini ?... sont distillés à longueur des journées sur les antennes de plusieurs radios périphériques et même dans des endroits huppés de la capitale, sans oublier des clips interdits aux mineurs qui passent chaque jour et sans gène sur nos petits écrans.

Dire qu’ il y a quelques mois, la Commission nationale de Censure avait tapé du poing sur la table, interdisant la diffusion de ces œuvres... Une mesure fantaisiste, disent les observateurs avertis, destinée à endormir la masse. Et pourtant, nous savons que les agents de la Commission Nationale de Censure que nous rencontrons souvent dans des maisons de distribution des vivres discographiques tant à la Gombe à Matonge qu’à Kasa-Vubu soit avant tout, des fonctionnaires de l’Etat qui ont des numéros de matricule et qui sont payés à la fin de chaque mois par les contribuables congolais. Ils ne doivent donc pas se faire graisser la patte par des disquaires qui sont reconnus comme étant des spécialistes de la piraterie et de la maffia dans le circuit de la chanson congolaise et qui, par leur façon de travailler mettent en défi la rigueur de la loi.

Qu’on se rappelle au moins que pendant la deuxième République, pour avoir chanté des insanités dans l’album  « Jacquie », le Grand Maître Luambo Franco de Mi Amor avait séjourné à la Prison centrale de Makala pour dépravation des mœurs. De même Nyoka Longo et Koffi Olomide ont connu le même sort à cause des cris comme « etutana yango na yango » repris dans leurs albums respectifs publiés à l’époque. El alors!

Et alors, la, Commission Nationale de Censure est invitée à reprendre incessamment vie. Car, le Congo aspirant à un Etat de droit, l’heure n est pas loin où l’on va mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. A bon entendeur...

(Ern.)

Kingunza Kikim Afri/L’Avenir


Last edited: 08/11/2007 17:11:48

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