Tout le monde oublie vite que ces embouteillages s’amplifient pendant les heures de pointe. Très souvent le matin, entre 8h et 10 heures. Et le soir, aux environs de 16h et 19 heures sans évoquer aussi le mauvais état des routes.
Aux environs de 15 heures, voire 16 et 17 heures, il faut plus ou moins deux heures du temps pour les automobilistes et autres conducteurs, empruntant le boulevard Lumumba traversant la commune de Limete, d’atteindre notamment la commune de Lemba. “Nous sommes conscients de cette situation, sauf que nous ne pouvons rien surtout que les avenues de Poids lourd à Kingabwa/Limete et celle de l’Université, sont fortement endommagées. Ce qui fait que les automobilistes se méfient de ces routes. Pour le moment, ils sont obliges d’emprunter le boulevard Lumumba, qui est pourtant submergé par un nombre accru de véhicules “, a déclaré un agent de circulation routière, au niveau de Lemba Foire.
Pour celui-ci, le nombre accru de véhicules dans la capitale n’est pas le facteur causal des embouteillages. “Ce n’est pas un problème d’un nombre élevé de véhicules. Ce sont les mêmes véhicules que nous contrôlons chaque jour. Ce sont aussi les mêmes conducteurs avec qui nous avons à faire. Le problème est plus cruel au niveau des avenues des Poids Lourds et de l’Université, qui doivent subir des travaux de réhabilitation “, a-t-il ajouté, sans toutefois sous-estimer le mauvais état des routes.
Il ne serait pas hasardeux d’affirmer que les nids de poules rongent toutes les avenues de Kinshasa. Cet état de délabrement avancé des routes contribuent à la fréquence des embouteillages que l’on déplore chaque jour, voire à chaque heure. A Limete, les nerfs se chauffent déjà à partir de la première rue, au croisement des boulevards Lumumba et Sendwe, non loin de la station Cohydro, où le bouchon s’affiche doublement pour et par les automobilistes, qui dans la plupart des cas, sont à la base de la situation. Les policiers assistent impuissamment à la scène.
Beaucoup de conducteurs perdent la patience et se querellent entre eux. Les clients, qui brûlent également d’impatience, n’arrêtent pas de polémiquer. Mais nombreux à cause du long trajet et du poids de la fatigue de la journée, somnolent pendant tout le temps de la course.
Tout le monde oublie vite que ces embouteillages s’amplifient pendant les heures de pointe. Très souvent le matin, entre 8 heures et 10 heures. Et le soir, aux environs de 16 heures et 19heures sans évoquer aussi le mauvais état de cette route. Heures de pointes, estiment beaucoup, que c’est Un faux fuyant par les autorités, qui n’abordent pas les vrais problèmes qui se posent dans la ville province de Kinshasa.
Notamment, la réhabilitation des grandes artères, telles que l’avenue des Poids lourds, impraticable depuis une belle lurette. D’ailleurs, depuis un temps prolongé, le cortège présidentiel n’emprunte plus ce tronçon. L’avenue de l’Université, dans sa partie comprise entre le Rond-point Yolo Médical et Kapela, est encore impraticable, sans évidemment parler des autres. Dans la commune de Lemba, dans la commune de Lemba, les travaux de réhabilitation amorcés sur l’avenue Sefu se sont nettement arrêtés. Plusieurs raisons justifient cette carence spectaculaire: le financement qui n’a pas suivi, le curage des caniveaux interrompu, l’absence de l’éclairage public, pourtant promis par le gouverneur de la ville, André Kimbuta.
En certains endroits qui ont reçu un coup de curage, les sables qui n’ont pu être évacués commencent à retourner dans les caniveaux. C’est comme qui dirait: Un chantier qui en appelle un autre. Cette situation nécessite une politique d’assainissement de la ville. C’est ainsi, estime-t-on, au lieu de continuer à caresser le rêve de voir Kinshasa se doter des autoroutes, il serait mieux de commencer par réhabiliter et entretenir le peu des routes qui existent. Cette recommandation fait penser à une sagesse qui dit : “le présent prépare le futur”.
P- t Yassa B./L’Avenir
Last edited: 08/11/2007 13:09:37