Le gouvernement congolais a conclu mercredi un accord de partenariat avec la délégation portugaise représentée par M. Carlos Bayan Ferreira, président directeur de la Chambre de commerce et d’industrie Portugal-Angola (Ccipa en sigle).

Le gouvernement congolais vient de conclure un accord de partenariat avec la délégation portugaise représentée par M. Carlos Bayan Ferreira, président directeur de la Chambre de commerce et d’industrie Portugal-Angola (Ccipa en sigle). L’événement, qui a lieu hier à la Primature, marque un tournant décisif dans les relations entre la RD Congo et le Portugal tout en apportant une bouffée d’oxygène au processus de reconstruction nationale en cours.
Attendus de pied ferme en raison de leur volonté de s’impliquer activement dans la réalisation des cinq chantiers du chef de l’Etat, les Portugais ont décidé d’investir dans des domaines aussi diversifiés allant du commerce aux infrastructures en passant par les télécommunications, l’industrie, l’hôtellerie, les finances, etc.
Cette mission, ainsi que l’a soutenu M. Carlos Bayan Ferreira, est une première étape d’une série car elle est destinée à déblayer le terrain à travers une prospection fouillée sur les possibilités d’investissements à réaliser au Congo. Les banques angolaises et portugaises sont déjà en éveil pour fournir les capitaux nécessaires devant lancer la phase de démarrage qui interviendra après que la délégation portugaise ait pris langue avec chaque ministère pour définir de commun accord, les plans d’intervention. Quant à la hauteur du financement attendu, le montant sera révélé incessamment, a expliqué M. Carlos Bayan Ferreira.
Pour la partie congolaise représentée par le ministre du Budget Adolphe Muzito, de l’Industrie Simon Mboso, des Finances Athanase Matenda, du Plan Olivier Kamitatu, du ministre près le Premier ministre Godefroid Mayobo et du vice-ministre du Budget Celestin Mbuyu, il y avait de quoi apprécier ce coup de pouce portugais. D’autant plus que les Portugais signent là leur retour dans un pays qu’ils connaissent parfaitement pour avoir participé au processus de son édification en tant qu’Etat indépendant.
Les Portugais ont largement contribué à l’affermissement de l’économie congolaise qui, aux années soixante, affichait une vitalité sans pareille. Très présents dans la sphère économique jusque dans l’arrière pays, les commerçants portugais s’illustraient par la diversité des produits qu’ils mettaient à la disposition des consommateurs lesquels étaient négociés à des prix hors concurrence.
Grâce à leur apport, la RD Congo affichait une inflation de l’ordre de 9.000 pour cents en 1960 avec une croissance économique de -14. A l’arrivée de Laurent Désiré Kabila, l’inflation a été réduite de 500 % avec une croissance négative de -2 %. Pour le vice-ministre du Budget M. Célestin Mbuyu qui a livré à la presse ces données économiques, la RD Congo est en train toujours de se battre pour ramener la croissance et l’inflation à des seuils requis.
Et d’expliquer que dans la tête des congolais, la croissance de 10 % envisagée d’être atteinte d’ici à fin de l’année ne représente rien tant qu’ils ne sentiront pas les effets dans l’amélioration de leurs conditions de vie. En fait, les Portugais viennent avec l’idée d’accompagner la RD Congo dans ses efforts d’atteindre une croissance à deux chiffres en s’impliquant activement dans le rétablissement des agrégats du cadre macroéconomiques.
Il s’agit donc d’une coopération fructueuse qui s’annonce avec pour conséquence immédiate, la relance économique. En fait, les Portugais viennent en complément aux actions salvatrices qu’auront à entreprendre les Chinois, notamment dans le domaine routier où la Chine s’est engagée pour quelques 10.000 Km de route à réhabiliter sur les 30.000 Km que compte la République, sans parler des voies secondaires. C’est dire que le travail est immense et qu’il y a de la place pour tout le monde.
(Yes)Martin Kilabi/Uhuru
Last edited: 08/11/2007 14:15:40