Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 02/12/2008 22:57 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?

Rien de bon ne sortira du Congrès de l’Udps !

Kinshasa, 06/11/2007 / Politique
Ce parti en congrès, ça devrait être un événement. Car en 25 ans d’existence, l’Udps est en retard de quatre congrès. L’une de ces pensées ou l’un de ces actes s’appelle re­conduction ou prolongation du mandat du lider maximo à la présidence du parti et suspen­sion du Comité national faisant office de « parlement ». A preuve: Valentin Mubake, pré­sident de cet organe, pourtant élu démocratiquement en juillet 2005, n’est nulle­ment repris par les membres du Comité organisateur du con­grès.

Pour faire propre, ces deux décisions sont attribuées au collège des fondateurs, une structure qui ne comprend même pas cinq membres ! Vé­rité constatée la veille du Se­cond tour de la présidentielle lorsque certains membres de l’Udps s’étaient prononcés pour une alliance avec Jean-Pierre Bemba, d’autres s’y opposant.

Transposée au niveau de l’Etat-Nation, cette décision res­semblerait à celle que prendrait Kabila en suspendant l’Assem­blée nationale et le Sénat issus des élections! A l’Udps, cela s’appelle démocratie. Comme on la fait en Occident. Justement, aux Etats-­Unis, au Canada et en Europe où ce parti a ses représentations les plus actives, on ne peut que prendre acte de cette dé­mocratie réellement à la sovié­tique !

Recroqueviller sur l’ethnotribalisme

A dire vrai, il a fallu un double tsunami pour amener l’Udps à prendre conscience de sa « nudité ». D’abord le tsunami « 1+4 ». Etienne Tshisekedi avait refusé de briguer « la 4ème vice-présidence de la Républi­que » à laquelle il s’était pour­tant porté candidat aussitôt clos les travaux du Dialogue intercongolais le 2 avril 2003 à Sun City. Il s’était par la suite empressé d’accuser Joseph Kabila et Louis Michel d’avoir organisé son écartement.

Or, il n’a jamais dit pourquoi il avait laissé poiroter quatre jours du­rant, sur un aéroport sud-afri­cain, le pasteur Daniel Mulunda à bord de l’avion affrété par Kabila pour le ramener à Kins­hasa et prendre part aux travaux de la Commission de suivi. De même, il n’a jamais contesté l’information selon laquelle deux leaders kasaïens (une femme et un homme) l’avaient approché pour le convaincre de prendre le poste. « Je ne me vois pas re­présenter le petit Kabila en Egypte », leur avait-il lancé; estimant que son statut et sa stature ne pouvaient être réduits à une vice-présidence !

Ensuite le tsunami élec­toral. Première à remettre en cause la composition du Bureau de la Cei, l’Udps s’était enga­gée dans la voie du boycott sys­tématique de tout ce que faisait cette institution. Elle avait, au départ, mis en doute le maté­riel Zet Pass avant d’ordonner le boycott du recensement des électeurs. Qualifiant, par la voix d’Etienne Tshisekedi en per­sonne, ce référendum constitu­tionnel de processus « électo­ral et politique exclusif, vicié, injuste et manifestement non productif », l’Udps avait de­mandé aux Congolais de res­ter à la maison pour ne pas cau­tionner cette trahison par leur participation au vote. C’était sur Rfi le 15 décembre 2005.

Même quand, en janvier 2006, elle va tenter de rentrer dans le processus vicié, elle n’en continuera pas moins à poser des préalables qu’elle savait irréalisables. Par exem­ple la suppression de la Cei, la disqualification du « 1+4 » pour son remplacement par le schéma classique « 1+1+1 » de type Cns et la mise en procès des acteurs impliqués dans les crimes contre l’Humanité perpé­trés pendant les deux guerres de 1996 et  1998 !

En fait, l’Udps savait que ses préalables avaient pour con­séquence logique le retour à la case de départ, à la situation d’avant le Dialogue intercongolais. Donc, à l’état de belligérance avec l’existence des territoires les uns sous con­trôle de la composante « Gou­vernement », les autres sous contrôle des composantes « Rcd », « Mlc », « Rcd-Kml » et « Rcd-N » ! Or, le retour à la case de départ signifiait réactivation du schéma de la Cns que personne ne s’était avisé de défendre à Addis-Abeba, ni à Sun City I et II, encore moins à Bruxelles ou à Pretoria.

La réalité ou la vérité est que l’Udps paie aujourd’hui la rançon de la seule constante que l’on reconnaît à Etienne Tshisekedi : celle de s’opposer à tout ce qui ne sort pas de lui-­même. La constante de l’égo­centrisme. Acteurs nationaux, étran­gers et internationaux s’y sont heurtés. A un moment donné, par exemple, les Occidentaux avaient cru en l’Udps, et surtout en Tshisekedi. Ils ont com­mencé à déchanter un à un, si bien qu’à ce jour, les alliés con­golais, étrangers et internatio­naux se comptent par les doigts d’une main.

Un parti voué au succès a lentement mais sûrement perdu de son auréole nationale pour se recroqueviller sur l’ethnotribalisme. C’est peut-être dur et cho­quant de le dire ou de l’admet­tre, mais la vérité est celle-là: l’Udps présente actuellement tous les risques de ressembler au Cndp de Laurent Nkundabatware avec pour seule différence que ce parti ne lève pas l’option armée.

Un vrai leader s’assume

Aujourd’hui, on s’em­presse d’engager la responsa­bilité de Valentin Mubake dans les malheurs qui s’abattent sur l’Udps, absente des institutions nationales et provinciales de la République issues des élec­tions avec tous les risques de l’être au niveau des institutions urbaines, municipales et loca­les. Et c’est Mubake que Tshisekedi s’emploie à livrer à la vindicte populaire! Un leader, un vrai, est ce­lui qui assume, et non celui qui sacrifie ses collaborateurs.

Valentin Mubake, un élu en voie d’être chassé !

Président du Comité national (Parlement) de l’Udps, Valentin Mubake vit sa descente en enfer par la même tactique qu’il prisait: la diabolisation ! Il rejoint ainsi les Lihau, Kibassa, Gisanga, Lusanga et autres Dindo. L’analyste avisé pour­rait facilement le constater: la diabolisation se fait à l’aune de l’appartenance ethnotribale, selon que l’on soit de l’Est, de l’Ouest ou du Centre! Pourtant, Valentin Mubake (originaire du Kivu) avait tout de même été élu en juillet 2005 par 230 voix con­tre 188 pour son challenger, le bâtonnier Kabasele Mfum.

Un confrère proche de Petunias avait commenté ce vote en ces termes « Cette élection qui s’est déroulée dans un climat de sérénité, de transparence et de démocratie constitue déjà un test électoral en prévision d’autres échéances qui se profilent à l’horizon. Notam­ment au niveau des autres postes du Bureau du Comité national et du Secrétariat Général ». Le même confrère ne s’empêche plus de prendre à parti le même Valentin Mubake, devenu un pesti­féré.

Omer Nsongo die Lema/L’Avenir

Last edited: 06/11/2007 12:44:22

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067