Manuel Perreira, un sujet espagnol, faisant l’objet des poursuites au tribunal de paix de la Gombe, n’a pas répondu à l’exigence de la juge de paix qui tenait à le voir physiquement dans cette cause prescrite au rôle pénal.
« Manuel Pereira, sujet espagnol, a fui la justice congolaise. Son appel est un dilatoire ». C’est en ces termes que Dady Mbevo, jeune cadre congolais dans une compagnie aérienne de la place, licencié le 15 septembre 2007 pour être repris le 17 du même mois, mais sans fonction précise ni salaire depuis lors, et plaignant dans la cause RP 19115/19 2007 pour injures publiques et menaces dont cet employé a été l’objet de la part de son patron Pereira, s’est expliqué sur la non comparution de ce dernier à la chambre de la présidente du Tribunal de paix de la Gombe, le vendredi 2 novembre matin.
En effet, sieur Manuel Pereira, faisant l’objet des poursuites au Tribunal de paix de la Gombe, n’a pas répondu à l’exigence de la juge de paix qui tenait à le voir comparaître physiquement dans cette cause prescrite au rôle pénal.
Et ce, surtout après son opposition à la condamnation dont il avait déjà fait l’objet dans la même cause, mais par une autre chambre. Pereira, ayant senti venir aux galops le jour de sa comparution personnelle pour se justifier des injures proférées en présence des témoins, s’est arrangé pour quitter le pays avant la date fatidique, à pas feutrés.
Ce sont donc ses avocats munis d’une procuration spéciale qui ont déposé un acte d’appel en rapport avec la décision rendue précédemment par le tribunal. Dans cet appel, les avocats ont taxé la décision du tribunal sur la comparution personnelle de leur client de « mal jugé ».
La juge de paix s’est tout simplement dessaisie de l’affaire au regard de cet acte d’appel. Il appartient maintenant au requérrant d’aller en appel au Tribunal de grande instance, la juridiction supérieure à la première. Ce que Dady trouve aberrant en ces termes : « Il a tout simplement fui. Son appel est un acte dilatoire pour tirer en longueur et échapper à la justice congolaise.
Il est d’ailleurs parti incognito, sous un nom d’emprunt probablement, car son passeport se trouve bloqué à la Direction générale de migration (DGM) depuis la condamnation à 6 mois de SPP par la première chambre où nous avions comparu. Nous savons qu’il a gagné jeudi Kigali via Goma. Mais nous finirons par l’avoir. S’il a échappé à la justice congolaise, l’interpol s’occupera de lui. Je me plaindrai partout pour que justice soit faite.
(Milor)H.K./Le Potentiel
Last edited: 05/11/2007 15:19:36