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Le gouvernement américain a approuvé, le jeudi 1er novembre 2007, le plan d’offensive arrêté par Kinshasa contre les forces négatives qui déstabilisent l’Est de la Rdc. Il a, également, salué la réponse de Kigali à la proposition des autorités congolaises relative au rapatriement des ex-Forces armées rwandaises et des Interahamwe, révèle un communiqué du Département d’Etat américain.

Les Etats-Unis d’Amérique ap­prouvent le plan d’offensive de la RDC contre les rebelles ac­cusés de déstabiliser l’Est du pays, a annoncé Washington jeudi dans un communiqué. Washington salue Kinshasa pour sa « proposition d’éliminer la menace pour la paix et la sé­curité que font peser des anciens membres des ex-Forces armées rwandaises (FAR) et des miliciens Interahamwe, responsables du génocide de 1994 au Rwanda », indique le texte du Département d’Etat.

« Nous saluons aussi la réponse du gouvernement du Rwanda à la proposition con­golaise de désarmer et rapatrier ces éléments », ajoute le communiqué. Présents depuis plus de 13 ans dans l’Est de la RDC, ces rebelles sont depuis 2001 regroupés au sein des For­ces démocratiques pour la libé­ration du Rwanda (FDLR) et sont actuellement estimés à 6.000 par la Monuc. Certains d’entre eux sont accusés d’avoir activement participé au génocide contre la minorité tutsie au Rwanda.

« Les anciens dirigeants des FAR et des Interahamwe doivent mettre fin à leurs activités militaires, désarmer et démobiliser leurs forces », écrit le Département d’Etat, qui appelle « toutes les parties à respecter les embargos des Nations unies qui leur interdisent tout soutien ».

Les Usa prêts à faciliter le dialogue

Les Etats-Unis se disent prêts à aider la RDC et le Rwanda dans leurs efforts de sécurisation de leur région fron­talière, où des milliers de person­nes déplacées ont fui les com­bats des dernières semaines.

« En tant qu’ami des deux pays, nous sommes prêts à faciliter le dialogue, aider à le mettre en œuvre, et à soutenir leurs efforts pour l’avenir de la ré­gion », conclut-il.

Depuis fin août, les FARDC qui ont massé quelque 20.000 hommes au Nord-Kivu, y combattent des soldats insurgés ralliés au général déchu Laurent Nkunda, mais aussi des miliciens locaux Maï-Maï souvent alliés aux FDLR, deux groupes hosti­les à Nkunda. Les forces de l’ex-général sont actuellement esti­mées à entre 3.000 et 4.000 hom­mes selon les sources, après la défection de près d’un millier de leurs éléments ces deux derniers mois.

Le président américain George Bush a publiquement apporté son soutien à son homo­logue de la RDC Joseph Kabila, lors d’un entretien le 26 octobre à Washington, deux jours après le renouvellement de sanctions américaines contre plusieurs per­sonnalités accusées d’alimenter la violence, dont Laurent Nkunda.

Au Nord-Kivu, une délé­gation américaine conduite par Tom Shortly, conseiller de la Se­crétaire d’Etat aux affaire afri­caines Jendayi Frazer, est à pied d’œuvre depuis mercredi dernier pour tenter de convaincre Nkunda de démobiliser ses trou­pes et éviter de nouvelles violen­ces en cas d’offensive des FARDC, a-t-on appris de sour­ces diplomatiques.

La délégation « a rencontré Nkunda, qui refuse de désarmer tant que les FDLR ne le font pas », a indiqué une de ces sour­ces à l’AFP à Kinshasa. La dé­légation devrait revenir à Kins­hasa ce week-end pour y rencon­trer M. Kabila, et pourrait ensuite gagner Kigali pour un entretien avec le président rwandais Paul Kagame, selon ces sources.

AFP/Le Potentiel

Last edited: 05/11/2007 11:58:40

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