Le sujet dominant d’actualité traité par les journaux parus ce samedi à Kinshasa gravite autour de la démarche simultanée Onu-administration Bush pour régler le conflit qui prévaut à l’Est de la Rdc.

Crise dans les Grands Lacs, «
Washington et New-York décidés d’en finir », titre à la Une LA REFERENCE PLUS dans sa livraison de ce début de week-end.
La consœur rapporte que la proposition de Kinshasa d’éliminer la menace pour la paix et la sécurité que font peser les membres des ex-Far et des miliciens interahamwe a été saluée par l’administration américaine. Ceci au moment même où l’Organisation des Nations Unies a dépêché à Kinshasa un de ses responsables.
Pour ce quotidien, il n’est pas exclu de penser que l’Onu et l’administration Bush aient décidé de travailler simultanément pour le retour de la paix dans la région des Grands Lacs.
La preuve ? Les Usa et l’Onu affichent à faire foi au communiqué de presse du Département d’Etat américain ainsi qu’à la mission confiée au sous-secrétaire général aux affaires politiques, une démarche identique dans la procédure de résolution de la crise.
Dans le même registre, LE POTENTIEL note qu’après les Usa et l’Union européenne, «
Un envoyé de Ban Ki-moon à Goma ».
Selon le quotidien de l’avenue Bas-Congo, le conflit armé au Nord-Kivu est arrivé à son point crucial. Il n’y a qu’une alternative : les armes se taisent, ou la «
IIIème guerre en Rdc » embrase, une fois de plus, toute l’Afrique centrale et des Grands Lacs.
La crainte, c’est que la situation a tendance à s’enliser. Surtout avec ce trop plein d’émissaires spéciaux au risque d’enlever le pouvoir de décision finale aux institutions nationales.
L’AVENIR révèle qu’après l’expiration du dernier ultimatum des Fardc, «
N’Kundabatware fait appel aux troupes rwandaises ».
Selon les informations parvenues à la presse depuis vendredi, affirme le confrère, les troupes rwandaises auraient franchi pour la énième fois la frontière avec la Rdc, afin de venir prêter main forte à Nkundabatware et à ses hommes au lendemain de l’expiration de l’ultimatum de l’armée congolaise contre lui.
Devant un tel affront, les Fardc n’ont d’autre alternative que d’attendre l’ordre de la haute hiérarchie pour passer à l’action contre les insurgés, ou attendre d’être attaquées au risque de battre en retraite.
Pour le confrère, le matraquage médiatique qui a précédé ces informations laisse penser que le danger est de nouveau aux portes de la nation congolaise, sinon les radio à la solde de Kigali n’auraient pas mobilisé leur arsenal de guerre psychologique pour inciter à la démobilisation des troupes Fardc qui encerclent les éléments de Laurent N’Kunda.
Au regard du succès de la diplomatie congolaise à l’heure actuelle, deux hypothèses se font face : ou le gouvernement rwandais fait preuve de cécité politique totale en ne lisant pas les signes du temps qui ont changé, ou le gouvernement congolais aura le dernier mot dans ce conflit qui ensanglante la partie Est de son territoire.
LE PALMARES constate que «
Têtu comme une mule, Nkunda dit non aux Américains ».
Le confrère rapporte que la délégation américaine conduite par Tom Shortly, conseiller de la secrétaire d’Etat aux affaires africaines Jendayi Frazer, a tenté de convaincre Nkunda de démobiliser ses troupes et éviter de nouvelles violences en cas d’offensive des Fardc.
Après la rencontre, Nkunda, a fait savoir qu’il refuse de désarmer tant que les Fdlr ne le font pas. Sur cette intransigeance du général insurgé, les émissaires de Bush devraient ce week-end revenir à Kinshasa pour y rencontrer le chef de l’Etat.
Entre-temps, signale le confrère, un communiqué de Washington approuve le plan d’offensive du gouvernement congolais contre les rebelles accusés de déstabiliser l’Est du pays.
Théodore Ngangu/MMC
Last edited: 03/11/2007 11:06:36