L’Angola défend une restructuration profonde de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), pour rendre plus efficace et dynamique son fonctionnement.

C’est ce qu’a déclaré lundi à la presse à Brazzaville, le vice-ministre angolais des Relations extérieures, George Chicoty, lorsqu’ il abordait les questions débattues lors de la réunion préparatoire des ministres des Affaires étrangères, au 13ème sommet ordinaire de la CEEAC prévu mardi et mercredi.
Le Premier ministre, Fernando da Piedade Dias dos Santos, qui a quitté le même jour la capitale angolaise pour Brazzaville, représentera le Chef de l’Etat, José Eduardo dos Santos, à ce forum.
D’une manière générale, a dit Chicoty, les participants audit Sommet aborderont des questions liées à l’efficacité de l’organisation, afin que cette dernière gagne la dynamique de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) et les contributions.
L’Angola défend que l’organisation doit avoir plus de dynamisme et de force, et que les contributions ne peuvent pas être augmentées sur la base des critères non dûment étudiés et avec des programmes d’action mal définis, selon le dirigeant angolais.
Selon lui, cela permettra aux Etats membres de se concentrer davantage sur les trois aspects essentiels qui inquiètent la région, notamment la paix, la sécurité et la stabilité, l’intégration régionale et le développement économique et les infrastructures.
D’autre part, George Chicoty, a également considéré comme une précipitation l’idée de transformer l’actuel Secrétariat général en Commission, à l’exemple de l’Union Africaine.
« L’Angola prétend continuer à jouer un rôle important en Afrique centrale, pour que notre engagement soit grand », a-t-il dit, soulignant qu’au cours de ce sommet il y aura le renouvellement du mandat de secrétaire général adjoint, que l’Angola détient depuis sept ans.
Egidio de Sousa est la personnalité indiquée pour substituer Nelson Cosme, qui depuis un an, a terminé son second mandat de trois ans.
Relativement aux contributions, le vice-ministre des Relations extérieures a dit que la réunion a décidé que cinq pays membres de la CEEAC devaient contribuer avec 65 pour cent du budget général total de la Communauté estimé à 17 à 18 millions de dollars.
Ainsi, chacun de ces cinq pays, notamment l’Angola, le Gabon, le Congo, le Cameroun et la Guinée Equatoriale apportera 13 pour cent du budget de l’organisation.
Un deuxième groupe, composé de la RDC et du Tchad, va contribuer chacun avec 10 pour cent du même budget et un troisième composé de trois pays, Sao Tome et Principe, République Centrafricaine et le Burundi donnera chacun cinq pour cent.
D’autre part, George Chicoty a souligné que c’est important que ces contributions soient compatibles aux projets en cours.
Angop/Le Potentiel
Last edited: 30/10/2007 14:40:53