Un mur s’écroule sur un couple, pas de survivant
Kinshasa, 27/10/2007 / Société
Un mur s’est écroulé sur un couple dans la nuit de mercredi à jeudi dans la commune de Lingwala vers Mushi aux environs de 1 heure du matin, le mari est mort à l’hôpital, alors que la femme avait succombé sur le champs avec des fractures au niveau du crâne.
Un mur s’est écroulé sur un couple qui empruntait l’avenue Isangi dans la commune de Lingwala vers Mushi, hier aux environs de 1 heure et fait un mort sur place et des blessés, La femme qui était accompagnée de son mari, succombe sur place, alors que le mari qui se tortillait encore des douleurs, va mourir quelques minutes après que les jeunes gens du quartier l’aient amené précipitamment dans un centre de santé le plus proche.
« J’étais dans une terrasse en train de siroter un verre lorsque un des mes petits m’a appelé de toute urgence pour aller prendre des photos sur l’incident », a déclaré un photographe, témoin oculaire de l’incident. Il arrive, mais il se contente d’abord à prendre les photos au lieu de se préoccuper du mari qui pleurait de ses douteurs. Il affirme à cet effet que le secours n’était pas venu aussitôt.
“ Si le mari était secouru dans les minutes qui suivaient l’écroulement, il serait certes, sauvé. Dommage que les jeunes gens sont intervenus après qu’il ait déjà perdu beaucoup de sangs “, a ajouté le photographe, avant d’affirmer que la victime doit avoir fait une hémorragie interne. « Lorsque nous le portions au niveau de ses côtes, il avait très mal comme si toutes les côtes étaient brisés … (…) le mari est mort à l’hôpital, alors que la femme avait succombé sur le champs avec des fractures un niveau du crâne.
Sur place, les deux victimes n’ont pas pu être identifiées d’autant plus que les jeunes gens venus au secours sont d’abord longtemps restés au grands spectateurs. La non assistance à personne en danger est condamnable. Ces jeunes gens sont coupables pour n’avoir pas apporté le secours à temps à ces victimes. Outre cette non-assistance, signalons que le mur se trouvait aussi dans un état de délabrement avancé. Il suffisait qu’un vent violent souffle par là pour qu’un malheur qui pouvait être évité arrive.
A cet effet, d’aucuns se demandent si à partir de l’intérieur de la parcelle, il n’y aurait pas des gens qui ne se seraient pas appuyés dessus. Parce qu’on trouve tout de même inconcevable que le mur se soit écroulé de lui-même en dépit de son état fort critique, sans une autre pression. Si cette hypothèse est vérifiée, le propriétaire de la parcelle devra être poursuivi pour le manque d’entretien de sa clôture. Pourquoi pas aussi ces jeunes, qui ont attendu longtemps pour secourir les martyrisés.
La non assistance à personne en danger est une infraction reconnue dans la législation congolaise. Cependant, pour revenir à cette catastrophe, il faut dire que l’érection anarchique des maisons à travers la capitale est à la base de cet incident. Ce qui doit en principe interpeller le gouvernement provincial, dont l’attention semble plus focalisée sur le charroi automobile urbain, pendant que des constructions qu’on rencontre à travers la ville tuent plus d’un à Kinshasa.
Des murs et des maisons prêts à être emportés par le moindre passage du vent sont nombreux dans la ville province de Kinshasa. Dans les communes de Kinshasa, Lingwala et Barumbu pour ne parler que d’elles, on trouve encore des maisons construites en terre dure en plein 2lème siècle. Cela étonne, pourtant c’est vrai.
Le diable n’est pas ailleurs, il est certainement dans la manière de gouverner des Congolais, dont la plupart vivent encore dans des maisons qui datent de l’époque coloniale vers les années 1950. Jusqu’à présent, ces maisons ne subissent aucune modification de la part de l’Etat à part quelques initiatives des privés. En principe l’Etat devrait avoir une politique en matière de l’urbanisation et même de l’assainissement pour prévoir et prévenir les catastrophes du genre de celle connue hier sur Isangi.
P-t Yassa B./L’Avenir
Last edited: 27/10/2007 13:36:55