37 films congolais au total y ont été diffusés et 10 avant-premières en présence d’une centaine de réalisateurs.
Commencé le 21 septembre, le 26ème festival francophone métissé « Ngambo na ngambo » ferme ses portes le 4 novembre prochain au centre Wallonie-Bruxelles de Paris en France. Tous les genres artistiques sont représentés à ce festival qui s’attache à promouvoir, particulièrement cette année, les talents de la République démocratique du Congo en arts plastiques, en arts numériques, au cinéma, en musique, au théâtre, en danse, en littérature, en céramique, en photographie, etc.
On les découvre à travers l’exposition « Lelo lobi » (qui signifie aujourd’hui et demain en lingala), supervisé par le commissaire Roger-Pierre Turine. Il s’agit entre autres des artistes précurseurs comme Lubaki. Djilatendo, Bela, Mwenze, Pilipili, Ilunga, Kayembe, Thango, des plasticiens contemporains congolais émergents tels que Gulda El Magambo, Michèle Magema, Freddy Tsimba, Vitshois Mwilambwe Bondo.
Et c’est logiquement que se trouve encastré dans le programme de cette édition du Festival francophonie métissée le voyage cinématographique avec la Quinzaine du cinéma francophone qui s’est déroulée du 3 au l6 octobre dernier. 37 films congolais au total y ont été diffusés et 10 avant-premières en présence d’une centaine de réalisateurs.
Le public féru de la musique a également apprécié les sonorités afro-jazz avec Ya’Kongo, dirigé par Leperc, et les Sons du rap avec PNB (Pensée-Nègre Brut). Il y a aussi eu les chorégraphes contemporains congolais, avec à l’affiche, les studios Kabako avec Na Tempo, solo de Papy Ebotany et Castrations, duo de Djodjo Kazadi. Une soirée du conte a également été organisée avec Marie-Louise Bibish Mumbu et le professeur et écrivain Yoka Lye Mudaba. C’était dans le cadre de Lire en fête et de la Nuit de l’Ecrit.
Ensuite, on a savouré sans modération l’adaptation théâtrale du roman d’Alain Mabanckou « Verre Cassé », récit de vie drolatique sous forme de brèves de comptoirs, avec des portraits ironiques de l’Afrique contemporaine. L’installation interactive From Inside de Thierry De Mey dont l’un des volets est consacré à la ville de Kinshasa, a créé l’événement aux Bains numériques du Centre des Arts d’Enghien-LesBains.
Jeannot Ne Nzau/Le Potentiel
Last edited: 27/10/2007 13:25:33