Mission accomplie du président Joseph Kabila à Washington où son homologue George Bush l’a reçu et a été convaincu de la nécessité de poursuite du soutien américain à la Rdc face aux violences à l’Est du pays et surtout face à la lutte contre la pauvreté décrétée le grand défi de développement à relever.

De bonnes nouvelles proviennent de Washington sur les entretiens que le président Joseph Kabila a eus vendredi avec son homologue américain George W. Bush qui l’a reçu en audience dans le célèbre bureau ovale de la Maison-Blanche. Deux faits de bon augure ont été remarqués. D’abord la rencontre qui avait été recalée pour l’après-midi a tout de même été remise à sa première heure fixée au programme initial dans l’avant-midi. Du fait que le président George W. Bush avait regagné Washington plus tôt que prévu, au retour de son inspection de la catastrophe déplorée des incendies survenus dans l’Etat de Californie à l’Ouest des Etats-Unis.
Demi-douzaine de collaborateurs pour chacune des deux parties !
Il a aussi été remarqué ensuite que la durée de l’entretien convenue au départ avec le protocole de la Maison-Blanche pour 45 minutes mais qui s’est étendue jusqu’à 75 minutes, soit une heure débordée de quinze minutes ! Ainsi les deux chefs d’Etat ont échangé de 10h15’ à 11h30’, heure locale de Washington. Il y a eu aussi respect de la composition de la délégation de deux hôtes. Chacun des deux dirigeants américain et congolais était accompagné de six collaborateurs.
Le président Joseph Kabila avait, à ses côtés, son directeur de cabinet Raymond Tshibanda, l’ambassadrice de la RDC à Washington, Mme Faïda Mitshifu, le ministre d’Etat aux Affaires étrangères Antipas Mbusa Nyamwisi, le ministre de la Dénse Tchikez Diemu, le conseiller politique et diplomatique Marcellin Tshisambo, et l’ambassadeur itinérant Séraphin Ngwej.
Côté américain, le président Gorge W. Bush a également aligné six collaborateurs parmi lesquels il y avait en l’occurrence la Secrétaire d’Etat Condolezza Rice, et son adjoint en charge des Affaires africaines Jendayi Frazer.
Comme convenu, après les prises de vues par les journalistes et l’échange de quelques civilités, les collaborateurs se sont retirés pour laisser les deux chefs d’Etat s’entretenir en tête-à-tête à l’issue duquel est intervenu le traditionnel face-à-face à la presse déballant le contenue des entretiens.
Joseph Kabila déclaré homme de parole par George W. Bush !
Le premier des deux dirigeants à prendre la parole fut le président George W. Bush qui déclarera tout de go et en toute franchise et sérénité ce qui suit : « Le président Kabila est un homme de parole. Il avait promis en 2003 des élections libres, démocratiques et transparentes ». Se référant aux élections concernées de 2006, les premières multipartites organisées en Rdc depuis l'indépendance en 1960, M. Bush a déclaré : « Aujourd’hui, c’est chose faite. Je profite de l’occasion pour féliciter le président Kabila pour son élection à la tête de la République démocratique du Congo ! ».
Le chef de la Maison-Blanche poursuivra en indiquant que la Rdc est un partenaire économique des Etats-Unis d’Amérique et qu’il allait continuer d’œuvrer ensemble avec le gouvernement congolais. « Nous avons parlé, a souligné le responsable de l’Exécutif américain, de l’Est de la Rdc en soutenant que le gouvernement (congolais) doit contrôler l’ensemble du territoire national ».
Le président George W. Bush a mentionné le plan social abordé dans les échanges avec son homologue congolais. Il a signifié à ce propos son souci de travailler pour le secteur de la santé, particulièrement la lutte contre la malaria en faveur de laquelle il a laissé entendre qu’il faut trouver une stratégie. « Mon épouse et la Secrétaire d’Etat Condolezza Rice se sont engagées dans cette lutte et le président kabila partage parfaitement le même point de vue, au moins sur cette question », a conclu l’hôte américain.
Souci constant de la paix, de la stabilité et du développement !
Le président congolais, pour sa part, a réaffirmé l’application de sa promesse faite en 2003 d’organiser en Rdc des élections libres, démocratiques et transparentes. Il a ensuite souligné les priorités que son gouvernement accorde à la stabilité de la Rdc et à la lutte contre la pauvreté.
Le ministre de la Défense Tchikez Diemu qui fait partie de la délégation présidentielle a commenté l’événement du jour en abordant la question de l’insécurité dont il a évoqué le cas du général déchu Laurent Nkunda, l’affiché déstabilisateur de la province du Nord-Kivu à l’Est de la Rdc, pour indiquer en la circonstance que le président Joseph Kabila a obtenu l’appui total du gouvernement américain pour la stabilisation de la région troublée afin que le pouvoir central de Kinshasa ait le contrôle sur cette partie du pays.
M. Bush a illustré le soutien à M. Kabila en reconduisant mercredi pour un an le gel, annoncé en octobre 2006, des avoirs de plusieurs personnalités politiques et des affaires qui contribuent selon lui aux violences, dont Laurent Nkunda. Il a maintenu les sanctions contre tout dirigeant politique ou militaire d'un groupe armé, congolais ou étranger opérant en République démocratique du Congo, qui empêcherait le désarmement, la démobilisation, le rapatriement ou la réintégration des combattants. Les mêmes mesures ont été prises à l'encontre des chefs militaires ou politiques qui recruteraient ou se serviraient d'enfants pour combattre en République démocratique du Congo restent en vigueur.
Mais la plus significative disposition prise par la Maison-Blanche à l’issue des entretiens de vendredi est l’annonce qu’un haut fonctionnaire dont n’a pas été précisé le niveau de responsabilité allait être dépêché urgemment à Goma pour y suivre de près la situation sécuritaire sur place. Une autre décision consécutive des entretiens en tête-à-tête de vendredi est la mise en place d’une cellule spéciale de l’ambassade des Etats-Unis à installer très prochainement dans la même ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Condensé de dépêches par Daniel Nzuzi/MMC
Last edited: 28/10/2007 13:34:12