Le ministère de l’Industrie et l’Office congolais de contrôle (Occ) s’unissent pour réguler la vente d’eau en sachet à travers la capitale.
Le marché de l’eau minérale est de plus en plus florissant à Kinshasa et dans d’autres villes de la République démocratique du Congo. Il se pose, cependant, un problème réel de la qualité de cette eau minérale en vente sur le marché au pays. Cela préoccupe le ministère de l’Industrie et l’Office congolais de contrôle (OCC). Ces derniers tiennent à la normalisation du marché de ce produit en pleine floraison dans le pays.
Au cours de la journée scientifique organisée le 13 octobre en la salle de conférences de la paroisse Notre-Dame de Fatima à Kinshasa, par le ministère de l’Industrie à l’occasion de la « Journée mondiale de la normalisation », l’Adg de l’OCC a déclaré que son entreprise, sous la supervision du ministère de l’Industrie, allait bientôt procéder au contrôle de la gamme variée de cette eau minérale actuellement en vente sur le marché. Pour ce faire, les experts de l’OCC se serviront des normes élaborées par le ministère de l’Industrie dans le cadre de la réglementation de l’industrie de production de l’eau minéralisée.
A ce niveau, il existe aujourd’hui en RDC plus de 40 normes adoptées par le gouvernement. Pour le ministre de l’industrie, Simon Mboso Kiamputu, la RDC va adopter, d’ici 2008 au moins, 150 normes pour permettre à l’ensemble de l’industrie congolaise de bien fonctionner et aussi permettre le contrôle dans les meilleures conditions des produits importés en RDC. Le marché de l’eau minérale sera bientôt normalisé, ont laissé entendre les experts du ministère de l’industrie.
Dans la gamme de l’eau minérale, il faut citer l’eau-pure, fabriquée à Kinshasa pour la plupart par des Ouest africains et certains nationaux, et une autre eau minérale concentrée dans les bouteilles en plastique ou en bidon.
Selon l’Adg de l’OCC, la qualité de ces produites laisses encore à désirer. Très peu de sociétés de fabrications de l’eau minérale sur le marché au pays respectent les normes. C’est pour cette raison que l’OCC, l’organe de l’Etat habilité dans le contrôle des produits fabriqués au pays et importés, compte mettre de l’ordre dans ce secteur afin d’éviter que la population congolaise consomment des produits de mauvaise qualité.
Construction prochaine à Matadi d’une usine de production d’eau minérale
Dans l’entre temps, l’entreprise multisectorielle Tianjin Kingsley Impex Corp vient de décider la construction dans un proche avenir d’une usine de production d’eau minérale à Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo, dont le coût d’investissement et la capacité de production n’ont pas été révélés.
Selon le directeur général de cette entreprise, Blaise Penka, qui l’a annoncé lundi à la presse à l’issue d’un entretien avec le gouverneur du Bas-Congo, Simon Mbatshi Batshia, la réalisation de ce projet de développement, qui, a-t-il affirmé, s’inscrit dans le cadre des cinq chantiers du Chef de l’Etat, notamment dans les domaines de l’emploi et de la lutte contre la pauvreté, sera rendue possible grâce aux capitaux frais d’investisseurs congolais, non autrement identifiés, avec le concours technique des Chinois.
M. Penka a fait savoir que le choix de la ville de Matadi se justifiait non seulement par la présence dans la ville portuaire d’une source souterraine d’eau potable, mais aussi par le climat de paix qui y règne et l’hospitalité légendaire de sa population. Le directeur général de Tianjin a salué par ailleurs la détermination du chef de l’Exécutif provincial d’ouvrir la province du Bas-Congo aux investisseurs tant nationaux qu’étrangers, pour le bien-être de ses administrés.
En réponse à une question, il a fait savoir que son entreprise qui a déjà fait ses preuves dans la production d’eau minérale au Nigeria, au Soudan, en Irak et au Pakistan, pourra procurer, dans sa phase opérationnelle, de l’emploi à une abondante main-d’œuvre tant qualifiée que sous-qualifiée.
Lucien K./Le Potentiel/Acp
Last edited: 25/10/2007 17:53:31