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Bonjour | 20/07/2008 1:25 | English Make DC Home page | RSS feed

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La RDC vient une fois de plus de renouer avec l’arène financière internationale, en se voyant confier par le gouverneur de la Banque centrale du Congo, la présidence du Groupe des 24 pays sous-développés, communément appelé G24. C’est depuis le lundi 22 octobre 2007 qu’ont pris fin à Washington les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Si cette rencontre a été une occasion pour les deux institutions financières internationales de faire le point sur les perspectives de croissance de l’économie mondiale, elle a été plus que toute autre un come-back de la RDC sur la scène économique internationale.

Car, en marge de ces assemblées annuelles, la RDC, par la Banque centrale du Congo, a reçu pour l’exercice 2008 la présidence du Groupe des vingt-quatre, cette plate-forme qui regroupe 24 pays sous-développés. C’est donc à Jean-Claude Masangu Mulongo que revient cette lourde charge de défendre devant ses pairs du tiers-monde la cause d’un bon échantillon de pays du tiers-monde, bloc dans lequel se retrouvent des poids lourds à l’instar du Brésil, de la Chine et de l’Afrique du Sud.

Le G24 a une structure de coordination constituée d’un président, de deux vice-présidents et d’un secrétaire. Le mandat des animateurs du comité est d’une année. En ce mois d’octobre courant, la présidence du G24 revient à la RDC qui l’exercera jusqu’aux assemblées annuelles de 2008.

C’est dans ce cadre que le gouverneur de la BCC, qui siège au Conseil des gouverneurs du Fmi, en assume la présidence, en remplacement du ministre des Finances de l’Argentine. L’enjeu est donc de taille au regard des mutations importantes que connaît le système économique et monétaire international au cours de ces dernières années.

Dans son intervention jeudi à la tribune du G24 à Washington, Masangu Mulongo s’est félicité du choix porté à la RDC, et par voie de conséquence à sa Banque centrale, pour présider pendant une année aux destinées du G24. Il a dit fixer sa présidence d’une année à la tête du G24 sur trois axes. Il s’agit de la représentation de ces pays au sein des institutions de Bretton Woods, des implications de changements climatiques et de la problématique du financement du développement.

Concernant la problématique du financement du développement, question qui préoccupe au plus haut point le bloc du G24, il a fait remarquer que ce problème nécessitait une « attention urgente ». Selon lui, les pays du G24 devaient préalablement se concerter autour de cette question, probablement, avant la tenue, l’année prochaine, de la conférence internationale de suivi sur le financement du développement dans le cadre des négociations du cycle de Doha. En même temps, il a dit privilégier un rapprochement avec le Groupe des 77 pour défendre une position commune.

Mais, bien au-delà de trois priorités de son mandat, il a appelé le G24 à prendre position sur la mise en place de la surveillance ainsi que de l’augmentation de la tranche de crédit au sein du FMI.

S’agissant des rapports que le G24 devait entretenir avec la Banque mondiale, Masangu Mulongo estime que les pays de ce bloc ont un « grand intérêt » à suivre étroitement la mise en application de la stratégie à moyen terme adoptée récemment par cette institution, y compris son engagement pour la 15ème reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA).

Point d’information sur le G24

Le G24 est le sigle du « Groupe intergouvernemental des 24 pour les questions monétaires internationales et le développement ».

Le G24 est un regroupement des 24 pays membres du Fmi et de la Banque mondiale, et n’est pas compté parmi les organes du Fmi bien que ce dernier lui fournisse un secrétariat.

Le G24 a été créé en 1971 par le G77, Groupe de plus de 130 pays en développement, initialement au nombre de 77, lesquels sont membres de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED).

Le G24 comprend huit pays africains (RDC, Algérie, Côte d’Ivoire, Egypte, Gabon, Ghana, Nigeria et Afrique du Sud), huit pays asiatiques (Inde, Iran, Liban, Pakistan, Philippines, Singapour, Sri Lanka et Syrie) et huit pays latino-américains (Argentine, Brésil, Colombie, Guatemala, Mexique, Pérou, Trinité et Tobago et Venezuela).

Le Groupe des 24 s’est fixé pour mission de coordonner les positions des pays du G77 et de défendre leurs intérêts au sein des Institutions de Bretton Woods (IBW) face à la puissance du groupe des pays industrialisés. Le G24 fait donc office de lobby pour les pays membres et a été constitué au lendemain de la crise du système monétaire international des années 70, laquelle avait conduit à l’abandon de l’étalon or.

Ce dernier avait été pendant plus de deux siècles le socle du système monétaire international. La crise appelait donc à une réforme dudit système.

(Yes)

Faustin K./Le Potentiel

Last edited: 25/10/2007 17:49:41

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