Pour l’implication de l’assurance qualité dans les structures nationales ou régionales, les Etats disposent des commissions de reconnaissance ou de validation des diplômes.
Deux événements majeurs ont été récemment organisés, du 13 au 19 septembre, a Dar es Salaam (Tanzanie) par l’agence onusienne s’occupant de la science, de la culture et de l’éducation, (Unesco) au sujet de l’Assurance qualité de l’Enseignement supérieur au niveau national, régional, continental et mondial.
Le représentant congolais à ces assises, Ntumba Kafuile, conseiller et encadreur pédagogique de la Commission permanente des études à l’Enseignement supérieur et universitaire (Esu), à livré à la presse les retombées de ces échanges qui ont rassemblé 150 délégués des institutions publiques et privées venus de toutes les parties du monde.
En effet, a-t-il rapporté, des recommandations pertinentes ont été formulées spécialement dans la formation des enseignants.
D’abord, il revient à chaque gouvernement la charge de définir la politique éducative du pays ainsi que les structures nationales de mise en œuvre de cette politique, les directions ministérielles spécialisées dans le suivi de formation initiale et continue des enseignants. Les autres partenaires et acteurs principaux dans cette mission sont: les institutions de formation des enseignants, les enseignants eux-mêmes les institutions d’inspection, les apprenants, les parents, la société civile et les syndicats.
A cette occasion, les membres du groupe des pays francophones ont constaté que ces institutions d’évaluation interviennent surtout au niveau des cycles d’enseignement primaire et secondaire pendant que l’enseignement supérieur relève pour une part du Conseil Africain et Malgache de l’Enseignement supérieur (CAMES) et parfois des institutions exclusivement nationales (le cas de la RDC). Toutefois, il a été souhaité de recourir également à l’évaluation avec le concours des expertises étrangères.
En ce qui concerne les mécanismes d’assurance qualité, il a été indiqué que les partenaires procèdent à l’évaluation à l’occasion des visites d’inspection régulière s’agissant des critères d’évaluation, ceux-ci doivent être en rapport avec les objectifs éducatifs ainsi que les besoins de la société. Ce qui n’est pas le cas actuellement.
Pour l’implication de l’assurance qualité dans les structures nationales ou régionales, les Etats disposent des commissions de reconnaissance ou de validation des diplômes et l’on peut également retenir le référentiel du CAMES. Quant à la manière de surmonter les difficultés qui entraînent les influences négatives sur l’assurance qualité, il a été recommandé la création des structures spécialisées, la formation des ressources humaines à y affecter et l’échange d’expériences avec les autres pays partenaires.
En ce qui concerne l’implication de l’assurance qualité dans la formation initiale et la formation continue des enseignants, il a été convenu de la maintenir, car la formation continue permet l’actualisation des connaissances. Enfin, pour s’assurer que certains établissements d’enseignement, surtout ceux relevant du secteur prive, ne se dérobent à l’exigence d’assurance qualité, il a été recommandé de généraliser l’accréditation (l’agrément) des établissements pour des durées déterminées.
En conclusion, le groupe s’est rendu compte de la complexité du sujet où interfèrent plusieurs paramètres liés aux conditions économiques et sociales. D’où la nécessité de mettre en place, au niveau national, une structure de gestion de la qualité chargée de la mise en œuvre de la politique éducative.
(Ern.)Tshieka Bukasa/Le Phare
Last edited: 25/10/2007 17:44:32