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Une mère accuse de faux par son « fils »

Kinshasa, 19/10/2007 / Société
Mme Sauda, veuve et mère de 17 enfants habitant la commune de Barumbu, est accusée par M. Shabani, fils de son défunt mari issu du premier lit. Ce dernier l’accuse de faux et usage de faux en rapport avec un testament qu’il qualifie être l’invention de sa marâtre pour s’accaparer de tout l’héritage légué par son défunt père. Ce qui fait des mécontents parmi une dizaine d’autres enfants du de cujus issus du premier lit.

Le tribunal de paix de Kinshasa! Gombe a dernièrement siégé sur le dossier RP 12159 initié par le ministère public à la requête de M Shabani, fils de feu Amani Ramazani, appartenant à la dizaine d’enfants de sa mère, première femme de son père polygame selon la tradition musulmane.

Selon M Shabani qui accuse sa marâtre de faux et usage de faux, en 1999, à la mort de son père qui a eu 25 enfants de deux femmes, Mme Sauda, la deuxième femme de son père, s’est fait confectionner un testament qui lui léguait des biens meubles, immeubles (deux parcelles) et 20 % de son décompte final au détriment de sa rivale et ses enfants. « Une situation qui a causé préjudices à la succession et qui mérite réparation moyennant 100.000 Usd de DI » , ont argumenté les conseils de la partie civile .

Pour sa part, Mme Sauda qui comparaissait en personne assistée de quatre conseils, s’est défendue de ces accusations. Elle s’est exprimée pour ce faire en swahili, sa langue maternelle. De la traduction faite par l’interprète du jour, il s’avère que Mme Sauda a nié les faits mis à sa charge.

A l’en croire, elle a été surprise de la révélation faite sur l’existence du testament attaqué. « C’est un ami de mon défunt man qui a soufflé aux enfants que leur père avait laissé un document dans ce sens à l’Hôtel de ville. Ce testament a été découvert par les petits frères de mon défunt mari et les enfants au même moment », a dit Mme Sauda.

Selon le traducteur, Mme Sauda n’y est donc pour rien en ce qui concerne le contenu du testament. Elle a ajouté « Si ma rivale a été marginalisée, c’est de la volonté du défunt qui, de son vivant, vivait en séparation de corps avec sa première femme. Celle-ci l’avait même traduit en justice avant que je ne sois prise en mariage ».

Et de s’interroger : « Si ce document était un faux pourquoi ne l’a-t-il pas attaqué lorsqu’il en a pris connaissance depuis longtemps? Et  pourquoi la belle-famille m’implorait-t-elle pour sa destruction? ».

Ces deux préoccupations ont donné lieu aux avocats de deux camps de discuter sur la prescription de l’infraction du faux si le faux existait. Mais quant à l’usage du faux, les avocats de la partie civile ont rappelé que cette infraction est continue.

La prévenue ne peut y échapper. Cela n’avait pas été de l’avis de leurs contradicteurs qui n’ont rien vu de faux qui puisse être d’usage.

(Milor)

Hilaire Kayembe/Le Potentiel

Last edited: 19/10/2007 16:28:02

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