Pendant la saison pluvieuse, Kinshasa dont le niveau de saleté a atteint des proportions inquiétantes, une ville dépourvue des normes d’urbanisation : caniveaux bouchés, stagnation d’eau sur des voies principales.

Lundi dernier, c’est tout Kinshasa qui était, à moitié, sous eaux. Et pour cause ! Dame la pluie qui s’annonçait dans la matinée au-dessus de nos têtes s’est finalement manifestée, prenant au dépourvu maraîchers, écoliers, agents de l’administration et autres enseignants. Les principales voies d’accès dans les quartiers, sont remplies des eaux qui tentent de se frayer un chemin en empruntant les égouts et caniveaux qui malheureusement sont souvent bouchés, faute d’un entretien régulier. Ceux qui ont vécu à l’époque de Léopoldville reconnaissent en Kinshasa, une ville qui avait toute sa splendeur le lendemain du départ du colonisateur.
Ses routes étaient pourvues des égouts et autres systèmes de canalisation. Un vieillard dit constater qu’actuellement, c’est bien le contraire .
Pendant la saison pluvieuse, Kinshasa, dont le niveau de saleté a atteint des proportions inquiétantes
-selon un sondage d’une maison européenne sérieuse
-devient une ville dépourvue des normes d’urbanisation : caniveaux bouchés , stagnation d’eau sur des voies principales. Les aubettes jadis érigées sur les arrêts de bus devant servir d’abris n’existant plus, les usagers n’ont que deux choix: accepter de se déplacer à pied et braver la pluie avec toutes les conséquences où rester inerte jusqu’à ce que se tassent les eaux pour reprendre le chemin.
Cette peur est justifiée par la présence des câbles électriques à l’air libre à même le sol et sur les abords des avenues, les eaux des pluies devenant, tout d’un coup un conducteur du courant électrique. Cela fait que la Snel est contrainte de couper la fourniture à chaque pluie dans l’optique d’éviter tout cas éventuel d’électrocution.
« Mes enfants ont l’habitude de rester à la maison quand il pleut », a déclaré Pauline Tumba, 32 ans, mère de deux gosses tous deux au cycle primaire. La jeune dame a estimé que a pluie expose ses enfants au danger, non seulement du fait de la présence des fils électriques nus sur la voie publique, mais du fait également des eaux qui charrient des objets divers tranchants.
(Milor)TKB/Le Phare
Last edited: 19/10/2007 16:21:44