« Que ma démarche soit un dialogue qui interroge, provoque, dénonce et interpelle le public. J’essaie de remettre en question peinture, sculpture, performance, installation et autres formes d’art ».
La performance, c’est ce que résume l’expression artistique de Vitshois Mwilambwe. Après avoir bravé avec audace, quasi nu, le rond point Mandela à Kinshasa en marchant au milieu de l’avenue très fréquentée de la capitale kinoise. Il a réitéré cet exploit encore cette fois en Belgique dans la scène de Yambi 2007.
Il fait de sa peau une oeuvre artistique qui traduit la misère congolaise. « Congo sous perfusion », c’est l’intitulé de son oeuvre constituée des objets usuels récupérés et des biens de consommation courante (détergent, Savon, dentifrice...).
Par ce mode d’expression en petite culotte, Vitshois dénonce par ce style moins académique l’Etat actuel du pays, tourmenté par une misère générale. C’est donc un pays sous perfusion, un Etat en mutation. En travaillant avec son corps, il exprime donc un malaise, un corps qui souffre. « Depuis un certain temps, je me pose des questions sur mon être et ma société ainsi que sur la forme que doit prendre mon travail, hors de toute contrainte.
J’essaie que ma démarche soit un dialogue qui interroge, provoque, dénonce et interpelle le public. J’essaie de remettre en question peinture, sculpture, performance, installation et autres formes d’art. Mes performances constituent une forme de contestation, une prise de position politique dans le fonctionnement chaotique du monde et de ses mutations », déclare l’artiste Vitshois avant de soutenir le Congo sous perfusion, c’est juste pour montrer l’état d’Ame de la RD Congo avant, pendant et après les élections ».
Saint H. M’B./Uhuru
Last edited: 18/10/2007 17:12:54