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Une Banque alimentaire en RDC

Kinshasa, 17/10/2007 / Economie
la création d’une telle banque vaut son pesant d’or au regard du nombre élevé de la population de la République démocratique du Congo qui souffre de la faim, soit 73% au total. Le ministre d’Etat à l’Agriculture, à la pêche et à l’élevage, Mobutu Nzanga, a annoncé mardi, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA-2007), la mise en place en République Démocratique du Congo d’une banque alimentaire pour garantir à tout le monde le droit à l’alimentation. M. Mobutu Nzanga a estimé, à cet effet, au regard du pourcentage élevé de la population congolaise qui souffre de la faim, soit 73%, que le gouvernement appuie les producteurs avec des mesures incitatives afin de leur permettre d’accroître rapidement leur rendement. Il a rappelé que le Programme d’urgence d’autosuffisance alimentaire (PUAA) adopte l’agriculture de proximité comme stratégie, en sélectionnant les sites de production en fonction de leurs potentialités et en appuyant avec des intrants appropriés les élevages et les plantations familiaux.

Il est temps d’agir, a encore dit M. Mobutu Nzanga, précisant que le ministère de l’Agriculture prépare à ce propos un « Code agricole » pour produire plus, améliorer les circuits de distribution, accroître l’accès à la nourriture et veiller à la qualité des aliments.

Ce code permettra également de résoudre la question de la fiscalité agricole, qui exige une action coordonnée et consensuelle au niveau du gouvernement. La lutte contre la faim et la pauvreté est menée par le gouvernement avec l’appui des partenaires traditionnels notamment, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation) et le PAM (Programme alimentaire mondial), a-t-il rappelé.

La Journée mondiale de l’alimentation a été marquée par la distribution de vivres aux personnes du troisième âge logés au Home de Kabinda ainsi qu’aux enfants atteints de malnutrition et souffrant du VIH/SIDA à la pédiatrie de Kalembe-Lembe, dans la commune de Lingwala, à Kinshasa.

Eradiquer la pauvreté : un défi pour la RDC d’ici à l’an 2015

Le monde entier commémore mercredi 17 octobre 2007 la « journée internationale pour l’élimination de la pauvreté », un véritable fléau pour l’humanité. Maints gouvernements, souvent en collaboration avec le système des Nations  Unies, ont fait reculer la pauvreté de manière significative à travers le monde.

D’après les années 60, l’espérance de vie dans les pays en développement est passée de 46 à 64 ans, le taux de mortalité infantile a été réduit de moitié, la proportion des enfants inscrits à l’école primaire a augmenté de plus de 80% et l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires de base a plus que doublé. Malgré ces progrès forts significatifs, 1,2 milliard des personnes ou plus vivent actuellement avec moins d’un dollar par jour.

Dans au moins 55 pays, essentiellement en Afrique, en Europe de l’Est et dans l’ex- Union Soviétique, le revenu par habitant a reculé. Il reste encore énormément d’efforts à fournir si l’on veut éradiquer la pauvreté. Celle-ci constitue un véritable « cancer » en RDC où elle est tout un « frein » aux actions de développement. Plus de la moitié des Congolais vivent en dessous d’un dollar par jour, et n’ont accès ni à l’eau, ni à l’électricité ni encore moins aux installations sanitaire de base. La population congolaise ne mange plus. La nourriture qui se présente difficilement n’est pas de qualité, l’accès à l’école est devenu un « luxe » pour des millions d’enfants dont les parents vivent dans la misère indescriptible.

Un train de mesures pour assainir la situation économique

La République Démocratique du Congo est classée parmi les pays les plus pauvres du monde, en dépit de ses richesses naturelles, soumises aux pillages systématiques de la part des prédateurs, et qui ne profitent pas à sa population. Cette situation préoccupe tous les dirigeants congolais d’autant que le gouvernement est conscient du « drame ». Pour s’en sortir, il a pris un train de mesures pour assainir la situation économique, assurer la stabilité macro-économique et maîtriser le taux d’inflation et celui de change. Des résultats positifs ont été enregistrés et salués par le Fonds monétaire international qui a encouragé le gouvernement de ne pas « lâcher prise ».

L’accession au point d’achèvement avec comme conséquence l’effacement de la dette extérieure à plus de 90% et la mise en œuvre du Document de stratégie de croissance et de lutte contre la pauvreté « DSCRP », demeurent deux atouts majeurs pour le gouvernement- si ces deux étapes se concrétisent- pour combattre ce mal afin de permettre ainsi au peuple congolais de retrouver son train de vie normale de 1960, durant lequel il pouvait aisément se servir trois repas par jour, devenus aujourd’hui « un rêve profond ».

Avec la réalisation des deux objectifs susmentionnés quand bien même la RDC ne peut prétendre atteindre l’objectif du millénaire de réduire de moitié la pauvreté d’ici à 2015, il peut, de cette date, se fixer un certain nombre d’autres objectifs pour la lutte contre la pauvreté et la maladie.

Pour ce faire, le gouvernement congolais se doit de renforcer ses capacités, ainsi que celles des organisations de la société civile, dans sa lutte contre les différentes causes de la pauvreté, notamment en renforçant la sécurité alimentaire et l’offre en centres d’accueil et en services de base en favorisant la création d’emplois, en améliorant l’accès à la terre, au crédit, aux technologies et aux marchés et en donnant aux individus les moyens de participation aux processus politiques qui ont une incidence sur leur vie.

ACP

Last edited: 17/10/2007 16:23:16

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