Une réunion quadripartite a regroupé la semaine dernière pendant deux jours, à Tervuren, en Belgique, des experts de la Rdc, de la Belgique, de l’Angola et du Portugal autour du différend frontalier qui a secoué dernièrement les relations entre la Rdc et l’Angola.

Une réunion quadripartite a regroupé la semaine dernière pendant deux jours, à Tervuren, en Belgique, des experts de la RDC, de la Belgique, de l’Angola et du Portugal autour du différend frontalier qui a secoué dernièrement les relations entre la RDC et l’Angola. Aucune décision n’a été rendue publique à l’issue de cette réunion, indique le communiqué commun des travaux parvenu vendredi à l’ACP. Selon ce document, les travaux qui se sont tenus au Musée royal d’Afrique centrale (MRAC), à l’initiative du ministère belge des Affaires étrangères, ont permis de procéder à l’analyse technique des documents historiques, notamment au sujet de la localisation des trois villages situés près de la frontière commune (Shayimbwanda, Shakadiaka et Shayingi).
La délégation congolaise à ces travaux était conduite par le vice-ministre de l’Intérieur, Joseph-Dovel Mpongo Okundo, qui a admis, face à la presse belge, qu’il y avait réellement un malentendu et que sa délégation, qui comprenait également quatre députés, devait faire rapport à la hiérarchie avant la poursuite des travaux.
La RDC, rappelle-t-on, avait dénoncé en février dernier une incursion angolaise dans le territoire de Kahemba, une région riche en diamant dont onze (11) villages étaient soupçonnés être occupés par des forces angolaises. Luanda avait fermement rejeté ces accusations, affirmant au contraire la présence des populations congolaises sur son territoire. Cette question avait donné lieu à un débat houleux à l’Assemblée nationale de la RDC qui avait envoyé une mission d’enquête à Kahemba pour vérifier les faits sur le terrain. Dans une résolution de la Chambre basse du Parlement congolais, il était recommandé la mise sur pied d’une commission gouvernementale mixte RDC-Angola élargie aux experts des deux (2) puissances coloniales (Belgique-Portugal) pour trouver une solution définitive à ce différend frontalier.
Karel De Gucht satisfait du déroulement des travaux
Selon l’Agence Belga, le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, s’est dit satisfait du déroulement « fructueux » des travaux de la commission quadripartite pour l’appui documentaire à la délimitation des frontières entre la RDC et l’Angola.
Les travaux, a-t-il dit, se sont déroulés dans une atmosphère bonne. Les délégations angolaise et congolaise ont vérifié à la lumière des documents disponibles des conclusions auxquelles elles étaient parvenues avec l’aide de la Belgique et du Portugal. La Belgique reste prête à mettre à la disposition des deux pays ces documents et son expertise, a conclu M. De Gucht.
Seul le village Shakadiata pose problème à la frontière entre l’Angola et la RDC
De onze villages au début concernés par le malentendu frontalier entre l’Angola et la RDC, seul le village de Shakadiata se trouverait à cheval sur la frontière. Cette affirmation a été livrée à la presse, jeudi dernier, par l’ambassadeur angolais en Belgique, Toko Serao, à l’issue des travaux de la commission quadripartite (RDC-Angola, Belgique-Portugal) qui s’étaient tenus les 10 et 11 octobre courant à Tervuren en Belgique.
Selon l’agence Belga , le vice-ministre congolais à l’Intérieur aurait lui aussi, reconnu cette réalité, qui est fondée sur des données géodésiques peu contestables indiquant clairement la délimitation des frontières entre le territoire congolais de Kahemba, dans la province du Bandundu (Est de la RDC), et la province angolaise de Lunda Norte. Des historiens, des géographes et des cartographes de deux anciennes puissances coloniales avaient pris part à ces assises et fait des exposés dont les copies des documents ont remis aux délégations angolaise et congolaise.
(Th)ACP
Last edited: 15/10/2007 18:10:44