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Bonjour | 02/12/2008 23:47 | English Make DC Home page | RSS feed

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Dans les couloirs du Centre Wal­lonie-Bruxelles de Kinshasa, mais aussi dans les couloirs chauds du quartier Matonge à Kinshasa, il ne manque pas de s’entourer des amis du monde culturel. Pour sa promotion et son développement le cinéma congo­lais a besoin d’un coup de pouce. Et ce coup de pouce ne peut que venir de digne fils du pays. C’est le cas du jeune réa­lisateur congolais Guy Kabeya. Face aux difficultés de l’heure dans ce secteur de la vie cultu­relle, ce réalisateur se bat bec et ongle pour coucher sous pellicules des oeuvres taillées à la mesure de ses talents.

Il a croisé ses objectifs avec ceux d’autres réalisateurs de renommée internationale. Dans son terroir, il n’hésite en aucun jour de se mettre à l’écoute de jeune cinéaste, mais surtout à partager ses expérien­ces avec eux en toute conviviali­té. Sympathique, blagueur, il se révèle aussi communicateur. Dans les couloirs du Centre Wal­lonie- Bruxelles de Kinshasa, mais aussi dans les couloirs chauds du quartier Matonge à Kinshasa, il ne manque pas de s’entourer des amis du monde culturel.

De ces contacts, il se développe des échanges fruc­tueux. A ce jour, il est entre deux avions, forcé par sa détermina­tion à oser le cinéma congolais jusqu’à la trempe d’Hollywood.

Son parcours et ses oeuvres...

Réalisateur, Guy Kabeya Muya est diplômé en art drama­tique à l’Institut National des Arts, Ina. Avec un groupe d’amis, qui créent le groupe Sim­ba hakuna matata pour la pro­duction des séries télévisées sur la chaîne privée antenne A, il en fait partie intégrante. Musicien et appelé à faire par­ti des animateurs du Centre d’Animation Socio-Culturel, Ce­nasc, il s’occupe des jeunes dans la pratique théâtrale et la musique mais aussi au cinéma. Ayant développé ce goût, il ob­tient une bourse du Centre Orien­tamento Educativo, C.o.e, et s’envole pour le Cameroun pour suivre des formations en anima­tion socioculturelle au Centre de Formation des Animateurs Socioculturel, C.f.a.s et en tech­nique de l’audiovisuel polyvalen­te à la Celav (Cellule de l’Audio visuel) de Mbalmayo et à Vidéo Pro à Douala. Durant son séjour il observe la société camerounai­se et tente de satisfaire sa cu­riosité sur la vision africaine du concept. « Droits de l’enfant ».

Il réalise un reportage sur ce fait où les jeunes et vieux dans un jeu de question répon­se se prononcent et donnent leur point de vue sur ce phénomène. Proposé à la 12ème édition du fes­tival du cinéma africain de Milan, Guy Kabeya remporte le 3ème prix dans la catégorie vidéo.

Confiant de lui et avec le prix remporté, il réalise Muswamba, long métrage de 52’ avec l’appui de Kmg produc­tions, Zandu Films et du Ce­nasc. Habité d’un souci celui de voir s’organiser une manifestation festive et ludique sur le cinéma, il crée avec un groupe d’amis le Centre d’Animations Cinémato­graphiques, Caci. Il va de com­mune en commune pour des pro­jections cinématographiques dans une ville où le cinéma n’est vu que sur petit écran et/ou les salles de cinéma sont transfor­mées en lieu de culte.

En 2004, il rencontre Thierry Michel venu en repérage pour le tournage de son film Congo River; coopté dans l’équipe de tournage, Guy ac­compagne le réalisateur belge sur toute l’étendue du pays cornme réalisateur assistant et tra­ducteur. Et au cours de la même année, et après le tournage, il fait la connaissance de Monique Phoba venue en tournage de son film « Sorcière, La vie » où il sera engage comme assistant à la production.

En novembre 2004, il s’en­vole pour Cotonou où il va pas­ser son stage à la coordination du festival Lagunimages. De re­tour à Kinshasa, il tourne avec Jacques Henry Sarasin corn-me réalisateur assistant et tra­ducteur du film Wendo. Avec l’appui du Centre Wallonie-Bruxelles et du Commissa­riat Général aux relations Internationales, Cgri et, avec l’ap­pui de Thierry Michel, Guy s’en­vole pour Bruxelles et passe un stage en post-production du film Congo River. Ainsi de Bruxel­les à Paris, Guy bénéficie non seulement du stage sur le mon­tage mais aussi du son. Il retrou­ve son vieil ami Sarasin et tra­vaille sur la post-production du film Wendo dans le studio Ber­nard Josse à Bouffemon, ban­lieue parisienne.

Lors de son séjour bruxel­lois, il est sollicité par Gittes Re­miche, réalisateur belge. Et aus­sitôt retourné, il travaille comme réalisateur assistant du film « Les Marchands des miracles » en novembre 2005. Après l’atelier de Formation-Master Class sur la réalisation des documentaires animés par Monique Phoba organisés par le Centre Wallonie-Bruxelles, il est choisi Coordonnateur de l’asso­ciation Kabola Film asbl, K.Film en sigle.

Avec l’appui de la Rtbf, Kabola film asbl en collabora­tion de Lagunimages (Bénin) et Comocongo B(Belgique) produit un entre la coupe et l’élection film de formation sur le proces­sus électoral à Kinshasa et la vie des anciens joueurs de
Léopard édition 1974. Et dont la réalisation est assurée par Guy Kabeya et Monique Phoba.

Saint Hervé M’buy/Le Phare

Last edited: 13/10/2007 10:56:09

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