Dans les couloirs du Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, mais aussi dans les couloirs chauds du quartier Matonge à Kinshasa, il ne manque pas de s’entourer des amis du monde culturel.
Pour sa promotion et son développement le cinéma congolais a besoin d’un coup de pouce. Et ce coup de pouce ne peut que venir de digne fils du pays. C’est le cas du jeune réalisateur congolais Guy Kabeya. Face aux difficultés de l’heure dans ce secteur de la vie culturelle, ce réalisateur se bat bec et ongle pour coucher sous pellicules des oeuvres taillées à la mesure de ses talents.
Il a croisé ses objectifs avec ceux d’autres réalisateurs de renommée internationale. Dans son terroir, il n’hésite en aucun jour de se mettre à l’écoute de jeune cinéaste, mais surtout à partager ses expériences avec eux en toute convivialité. Sympathique, blagueur, il se révèle aussi communicateur. Dans les couloirs du Centre Wallonie- Bruxelles de Kinshasa, mais aussi dans les couloirs chauds du quartier Matonge à Kinshasa, il ne manque pas de s’entourer des amis du monde culturel.
De ces contacts, il se développe des échanges fructueux. A ce jour, il est entre deux avions, forcé par sa détermination à oser le cinéma congolais jusqu’à la trempe d’Hollywood.
Son parcours et ses oeuvres...
Réalisateur, Guy Kabeya Muya est diplômé en art dramatique à l’Institut National des Arts, Ina. Avec un groupe d’amis, qui créent le groupe Simba hakuna matata pour la production des séries télévisées sur la chaîne privée antenne A, il en fait partie intégrante. Musicien et appelé à faire parti des animateurs du Centre d’Animation Socio-Culturel, Cenasc, il s’occupe des jeunes dans la pratique théâtrale et la musique mais aussi au cinéma. Ayant développé ce goût, il obtient une bourse du Centre Orientamento Educativo, C.o.e, et s’envole pour le Cameroun pour suivre des formations en animation socioculturelle au Centre de Formation des Animateurs Socioculturel, C.f.a.s et en technique de l’audiovisuel polyvalente à la Celav (Cellule de l’Audio visuel) de Mbalmayo et à Vidéo Pro à Douala. Durant son séjour il observe la société camerounaise et tente de satisfaire sa curiosité sur la vision africaine du concept. « Droits de l’enfant ».
Il réalise un reportage sur ce fait où les jeunes et vieux dans un jeu de question réponse se prononcent et donnent leur point de vue sur ce phénomène. Proposé à la 12ème édition du festival du cinéma africain de Milan, Guy Kabeya remporte le 3ème prix dans la catégorie vidéo.
Confiant de lui et avec le prix remporté, il réalise Muswamba, long métrage de 52’ avec l’appui de Kmg productions, Zandu Films et du Cenasc. Habité d’un souci celui de voir s’organiser une manifestation festive et ludique sur le cinéma, il crée avec un groupe d’amis le Centre d’Animations Cinématographiques, Caci. Il va de commune en commune pour des projections cinématographiques dans une ville où le cinéma n’est vu que sur petit écran et/ou les salles de cinéma sont transformées en lieu de culte.
En 2004, il rencontre Thierry Michel venu en repérage pour le tournage de son film Congo River; coopté dans l’équipe de tournage, Guy accompagne le réalisateur belge sur toute l’étendue du pays cornme réalisateur assistant et traducteur. Et au cours de la même année, et après le tournage, il fait la connaissance de Monique Phoba venue en tournage de son film « Sorcière, La vie » où il sera engage comme assistant à la production.
En novembre 2004, il s’envole pour Cotonou où il va passer son stage à la coordination du festival Lagunimages. De retour à Kinshasa, il tourne avec Jacques Henry Sarasin corn-me réalisateur assistant et traducteur du film Wendo. Avec l’appui du Centre Wallonie-Bruxelles et du Commissariat Général aux relations Internationales, Cgri et, avec l’appui de Thierry Michel, Guy s’envole pour Bruxelles et passe un stage en post-production du film Congo River. Ainsi de Bruxelles à Paris, Guy bénéficie non seulement du stage sur le montage mais aussi du son. Il retrouve son vieil ami Sarasin et travaille sur la post-production du film Wendo dans le studio Bernard Josse à Bouffemon, banlieue parisienne.
Lors de son séjour bruxellois, il est sollicité par Gittes Remiche, réalisateur belge. Et aussitôt retourné, il travaille comme réalisateur assistant du film « Les Marchands des miracles » en novembre 2005. Après l’atelier de Formation-Master Class sur la réalisation des documentaires animés par Monique Phoba organisés par le Centre Wallonie-Bruxelles, il est choisi Coordonnateur de l’association Kabola Film asbl, K.Film en sigle.
Avec l’appui de la Rtbf, Kabola film asbl en collaboration de Lagunimages (Bénin) et Comocongo B(Belgique) produit un entre la coupe et l’élection film de formation sur le processus électoral à Kinshasa et la vie des anciens joueurs de
Léopard édition 1974. Et dont la réalisation est assurée par Guy Kabeya et Monique Phoba.
Saint Hervé M’buy/Le Phare
Last edited: 13/10/2007 10:56:09