Après une première promesse de 6,5 milliards $ Us à la Rdc, « La Chine revient à la charge avec 10 milliards $ Us », affiche en manchette L’OBSERVATEUR dans sa livraison de ce vendredi matin.

Le confrère rapporte qu’arrivé hier jeudi 11 octobre à la tête d’une importante délégation, le vice-gouverneur de la China Development Bank a procédé le même jour à la signature d’un important accord de développement avec la partie congolaise au Restaurant Etoile du Grand Hôtel kinshasa.

Selon les indiscrétions, la Banque compte apporter plus de 10 milliards de dollars Us à la Rdc. Pour une meilleure réalisation de cette coopération, le ministre des Finances, Matenda Kyelu, a proposé  la mise sur pied d’une plate-forme qui devra recevoir l’ensemble de dons et ressources. Celle-ci devra évoluer vers une institution financière.

Il a laissé entendre que ces différents prêts vont bénéficier des normes de conditionnalité internationalement reconnues. Il s’agit là, a-t-il précisé, d’un instrument complémentaire de manière à encadrer l’essentiel des actions que la Rdc a à mener avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux.

LE POTENTIEL consacre sa manchette aux combats au Nord-Kivu. « Nkunda lâche du lest », titre le confrère qui se demande si c’est le début de la fin des combats dans cette partie du pays.

Pour ce journal, la question mérite d’être posée après la proclamation unilatérale du cessez-le-feu du général dissident Laurent Nkunda, contraint par la puissance de feu des Fardc. Bien plus, Nkunda a évolué dans son langage. Il se dit prêt « à envoyer 500 hommes dans un centre de transit en vue de leur intégration au processus national de réforme de l’armée dit brassage ».

Nkunda ne parle plus des « accords de Kigali » qui instituaient le « mixage », mais de « brassage ». Il vient de lâcher du lest.

Pourquoi ? Ses propos sont-ils sincères ? Tactique de diversion ? Est-il pris dans son propre piège en instrumentalisant ses frères qui jusqu’ici ont servi de fonds de commerce et de bouclier humain ? Autant des questions que se pose LE POTENTIEL.

LE PHARE voit une « Vive tension au sein du Pprd » où les débats sont houleux sur la motion de défiance contre Me Nkulu Kilombo.

Le quotidien de l’avenue Lukusa rapporte que la tension était vive hier tout au long de la réunion des membres des instances dirigeantes du Pprd, si bien que des éclats des voix ont été entendus et l’on a failli en venir aux mains.

Le confrère qui se fonde sur des sources généralement bien informées, signale que cette montée de fièvre inhabituelle tire son origine des débats sur la conduite à observer lors de la plénière prévue ce samedi devant statuer sur la motion de défiance contre le ministre d’Etat près la présidence de la République.

Deux camps s’opposent. Les uns estiment que défenestrer Nkulu discréditera le chef de l’Etat et les autres sont d’avis que la situation est trop grave pour se permettre de banaliser les événements tragiques de Kingasani, car chacun de mort mérite respect et considération non seulement de la part de toute la nation congolaise mais plus particulièrement de la part du premier des congolais, en l’occurrence le chef de l’Etat.

« Le Mlc tire sur Nkulu mais atteint Bemba », titre à la Une L’AVENIR qui se penche sur la motion de défiance contre le ministre d’Etat près la présidence de la République.

Ce journal note qu’il va falloir 251 voix pour obtenir ce vendredi 12 octobre la démission du Me Nkulu. En cas de rejet de la motion de défiance, Delly Sessanga sait qu’il ne pourra pas proposer une autre motion le même jour.

Quelle sera  la suite des événements en cas de rejet ? L’AVENIR affirme que pression contre pression, le Mlc-qui pourrait obtenir la démission de Me Nkulu – ne pourrait pas empêcher le Pprd, si ce parti le veut- d’obtenir la démission du sénateur Bemba.

Théodore Ngangu/MMC