C’est une enquête qui a été réalisée entre janvier et avril 2007 par l’agence Pole Institute. Selon ce dernier, la part du commerce de la cassitérite représente 7 millions de dollars américains des exportations à partir de la ville de Goma.
Plus de la moitié de la cassitérite exploitée à Walikale et transportée à Goma, dans l'Est de la République Démocratique du Congo, RDC, sont exportées frauduleusement, dénonce une enquête réalisée par Pole Institute, qui vise à faire évoluer des sociétés dignes et non exclusives dans lesquelles agissent des personnes et des peuples libres. Cette étude de Pole Institute, qui concerne la période entre janvier et avril 2007, a été publiée le 9 octobre 2007 par "Le Potentiel", quotidien paraissant à Kinshasa, la capitale congolaise.
L'enquête de Pole Institute a constaté un écart de 7.360.971 kg entre les quantités exploitées à Walikale, transportées à Goma par avion et enregistrées par la Direction générale de migration (Dgm)/Kilambo et celles exportées et enregistrées par l'Office des douanes et accises (Ofida) à Goma. Ainsi plus de 2/3 de la quantité exploitée échappent au contrôle.
Des commerçants interrogés trouvent normal que 60 % de ces minerais exportés quittent frauduleusement le sol congolais. Ces produits miniers prennent la destination de la Belgique , du Rwanda, de la Malaisie , de l'Angleterre, de la Russie et de la Chine (Hong Kong).
Selon les données récoltées par Pole Institute, la part du commerce de la cassitérite représente 7 millions de dollars américains des exportations à partir de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Et la cassitérite rouge exploitée à Walikale permet à cette ville de maintenir son dynamisme et d'accéder aux devises nécessaires pour son fonctionnement. Cette institution estime que la disparition de ce commerce rendrait les exportations à partir de Goma moindres voire insignifiantes.
Agence catholique DIA/MMC
Last edited: 11/10/2007 16:40:03